Category Archives: Divers

Quelques nouveaux liens pour cette semaine

  • Meltingmot qui se définit comme  “Le premier dictionnaire réunissant les abréviations et acronymes français, un traducteur de textes abrégés et un cours sur la prise de notes.”
  • Le Mediawiki du FLE que je remets en marche pour partager quelques-unes de mes ressources.
  • Français Langue Étonnante, un excellent blog rempli de très bonnes ressources.
  • T’enseignes-tu ? (Le FLE), un blog que vous connaissez sûrement déjà tous mais qui vaut la peine d’être (re)visité de temps en temps.
  • Agitox un autre blog qui réclame “La mise en pratique d’une volonté de partage et d’échange autour de l’enseignement et de l’apprentissage du FLE.
  • Comme une Française  Un blog frais et amusant pour vous familiariser avec des expressions françaises.

Charles de Gaulle – L’appel du 18 juin

L’appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne nazie et dans lequel il prédit la mondialisation de la guerre. Ce discours – très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain et diffusé par des radios étrangères – est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.

Charles de Gaulle

18 juin 1940

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.

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Explication des niveaux C.E.C.R.

Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Utilisateur expérimenté C2

Peut comprendre sans effort pratiquement tout ce qu’il/elle lit ou entend. Peut restituer faits et arguments de diverses sources écrites et orales en les résumant de façon cohérente. Peut s’exprimer spontanément, très couramment et de façon précise et peut rendre distinctes de fines nuances de sens en rapport avec des sujets complexes.

C1

Peut comprendre une grande gamme de textes longs et exigeants, ainsi que saisir des significations implicites. Peut s’exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher ses mots.
Peut utiliser la langue de façon efficace et souple dans sa vie sociale, professionnelle ou académique. Peut s’exprimer sur des sujets complexes de façon claire et bien structurée et manifester son contrôle des outils d’organisation, d’articulation et de cohésion du discours.

Utilisateur indépendant B2

Peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Peut communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance tel qu’une conversation avec un locuteur natif ne comportant de tension ni pour l’un ni pour l’autre. Peut s’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d’actualité et exposer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.

B1

Peut comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard est utilisé et s’il s’agit de choses familières dans le travail, à l’école, dans les loisirs, etc.
Peut se débrouiller dans la plupart des situations rencontrées en voyage dans une région où la langue cible est parlée. Peut produire un discours simple et cohérent sur des sujets familiers et dans ses domaines d’intérêt. Peut raconter un événement, une expérience ou un rêve, décrire un espoir ou un but et exposer brièvement des raisons ou explications pour un projet ou une idée.

Utilisateur élémentaire A2
Peut comprendre des phrases isolées et des expressions fréquemment utilisées en relation avec des domaines immédiats de priorité (par exemple, informations personnelles et familiales simples, achats, environnement proche, travail). Peut communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu’un échange d’informations simple et direct sur des sujets familiers et habituels. Peut décrire avec des moyens simples sa formation, son environnement immédiat et évoquer des sujets qui correspondent à des besoins immédiats.
A1

Peut comprendre et utiliser des expressions familières et quotidiennes ainsi que des énoncés très simples qui visent à satisfaire des besoins concrets. Peut se présenter ou présenter quelqu’un et poser à une personne des questions la concernant – par exemple, sur son lieu d’habitation, ses relations, ce qui lui appartient, etc. – et peut répondre au même type de questions. Peut communiquer de façon simple si l’interlocuteur parle lentement et distinctement et se montre coopératif.

Sondage – Comment aimez-vous la viande ?

Belle côte de bœuf pour deux

Les différentes cuisson de la viande sont les suivante :

Crue : Elle sort de chez le boucher.
Bleu / bleue : La viande est presque crue.
Saignant / Saignante : La viande est un peu plus cuite mais reste rouge et saignante à l’intérieur.
À point : La viande est cuite plus longtemps, elle reste un peu rouge mais peu saignante.
Bien cuit / bien cuite : C’est une cuisson plus longue, la viande est seulement rosée à l’intérieur.
Très (très) cuite : La plupart des français appellent ça de la semelle.
Carbonisée : Elle part à la poubelle.

Exemple de dialogue :

– Et pour Monsieur, comme plat ?
– Une steak au poivre s’il vous plaît.
– Vous le voulez comment ?
– À point
– Et pour vous Madame ?
– Une entrecôte.
– Quelle cuisson ?
– Saignante  s’il vous plaît.

Langue sauce piquante : congélation de nouveau(x)-nés

Cette note est un pretexte pour vous faire découvrir l’un de mes blogs favoris. Il s’agit de “Langue sauce piquante“, le blog des correcteurs du journal “Le Monde“. Vous trouverez ci-dessous la copie intégrale de leur note du 14 juin.

14 juin 2009

glacons.1244892866.gifLa lecture de la presse sur l’affaire dite des “bébés congelés” montre que le pluriel de nouveau-né pose un (vrai) problème. On le trouve concurremment sous la forme nouveau-nés ou nouveaux-nés. Certains lecteurs diront que cela n’a aucune importance, et en un sens ils ont raison : pour qu’ils ne s’échauffent pas la bile inutilement, nous leur conseillons de ne pas lire la suite de cette note qui revient sur l’unification orthographique.
Si nous consultons les grands ancêtres,
nouveau-né est à la fois adjectif et substantif. Soit dit en passant, on est officiellement “nouveau-né” jusqu’au vingt-huitième jour d’existence, et, au vingt-neuvième, on perd ce caractère de nouveauté.
Ce mot composé (avec trait d’union) commence par un adjectif pris adverbialement (avec le sens de “nouvellement”) et finit par un participe passé pris substantivement. En bonne logique grammaticale, le premier ne doit pas varier, et deux nourrissons n’ayant pas encore atteint 28 jours doivent s’écrire “deux nouveau-nés”. Les dictionnaires sont tous d’accord là-dessus. Mais l’esprit regimbe souvent devant cette logique : une fille nouveau-née, cela sonne un peu bizarre : nouveau est plutôt perçu comme un adjectif, et grande est la tentation d’accorder les deux parties de ce mot, non seulement au pluriel, mais aussi au féminin. C’est ainsi que l’on trouvera, y compris sous des plumes autorisées, des
nouveaux-nés et des nouvelles-nées. Ces formes ont même reçu l’onction du Petit Robert, qui précise qu’on les trouve “parfois”, sans ajouter s’il s’agit de fautes et si l’on doit les rejeter.
Pour conclure, et sans chercher à raviver une querelle lexicale intervenue naguère sur ce blog, ni vouloir plaisanter sur l’affaire qui est à l’origine de cette note, nous dirons que l’orthographe française, longtemps figée, connaît un certain dégel sous l’influence de l’usage ; tout comme le permafrost, sous celle du réchauffement climatique.