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Accord du participe passé – Auxiliaire ÊTRE – Forme non pronominale

Auxiliaire ÊTRE – Forme non pronominale

ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ

La régle est que le participe passé conjugué avec l’ auxiliaire “être” s’accorde en genre et en nombre avec le sujet réél du verbe :

  • Mes amis sont partis.
  • Mes amies sont parties.
  • Elles sont arrivées ce matin à huit heures.
  • On est parti(e)s de Paris hier à trois heures.
  • Vous êtes allé(e)(s) en Bretagne l’année dernière ?

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    Participe passé sans auxiliaire

    Sans auxiliaire

    ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ

    Le participe passé sans auxiliaire se comporte comme un adjectif, il s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte :

  • J’ai acheté des fleurs séchées. (Fleurs qui ont été séchées)
  • Il s’agit d’un article vendu. (Un article qui a été vendu)
  • Savez-vous s’il y a des musées ouverts le dimanche ? (Qui sont ouverts le dimanche)
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    Accord du participe passé

    L’accord du participe passé

    Les temps composés (passé composé, plus-que-parfait, conditionnel passé etc. ) sont formés de l’auxiliaire conjugué et du participe passé.
    Celui-ci pourra s’accorder ou non selon certaines règles que nous appelons « règles d’accord du participe passé ».
    La démarche est facile, nous devrons nous poser trois questions :


    – Quel auxiliaire est utilisé ?

    I. Aucun :

    • Ex : C’est une voiture volée. (Qui a été volée)

    II. Être :

    • Ex : Elles se sont levées très tard.
    • Ex : Marie est allée l’année dernière au Canada.

    III. Avoir :

    • Ex : J’ai rencontré des amis.
    • Ex : Les amis que j’ai rencontrés sont très sympas.

    IV. Cas particuliers


    dislocation de la grammaire ?

    Je reproduis ci-dessous intégralement le contenu d’un post publié dans “Langue sauce siquante” l’excellent blog des correcteurs du monde  :

    engrenageimage01.1279564990.jpgLa grammaire française est-elle en train de se disloquer en douce et en douceur ? En effet, nous constatons une “tendance lourde” des scripteurs à ne plus accorder le verbe avec son sujet. Nous devons rectifier fréquemment cette erreur dans le cadre de notre travail de correction, et la constatons souvent ailleurs. En voici trois exemples, pris l’un dans un commentaire d’internaute publié sur Lemonde.fr le 19 juillet, les deux autres dans la presse écrite :

    Voir nos gouvernants se vautrer dans le fric nous révulsent !

    Le droit à l’information dont se prévalent les sociétés France télévision et Capa ne peuvent justifier de telles atteintes au respect dû aux patients (AFP, 18 mai).

    Le taux d’équipement [en téléphones portables] dans les pays riches plafonnent.
    (Le Figaro
    , 15 juillet).

    Curieuse évolution, que l’on pourrait qualifier d’”accord pluriel de proximité”, qui voit le verbe, normalement au singulier, se chercher un sujet fantaisiste plus proche que le sien propre, du moment qu’il est au pluriel. Un autre symptôme de cette inflation du pluriel que l’on constate partout.

    Dans sa récente Orthographe française (Le Livre de poche, 2009), Roland Eluerd dispose comme règle numéro un de l’orthographe grammaticale que “le verbe s’accorde avec le sujet”. C’est dire si cette tendance risque de fausser les engrenages de la machinerie grammaticale. Qu’en pensez-vous, amis blogueurs ?

    Révision: Le pronom personnel sujet “ON” – Wikifle

    Le pronom “on”


    Wikifle
    .

    Généralités

    On est un pronom personnel sujet qui se conjugue toujours à la troisième personne du singulier comme “il” et “elle”
    Il ne s’emploie que pour désigner des êtres humains.
    Il est toujours en fonction de sujet.

    – Il est utilisé généralement à l’oral pour remplacer le “nous” (moins formel).

    • On va au ciné ?

    – Il est utilisé comme forme impersonnelle pour remplacer “les gens” ou “quelqu’un”.

    • En France on boit beaucoup de vin.
    • On m’a dit que tu étais marié.

    – Dans le langage populaire il peut remplacer aussi les pronoms (“tu” et “vous”).

    • Alors Madame Dupont, on sort faire ses courses ?

    – Dans le langage populaire il peut remplacer aussi les pronoms “je”, (plus rarement).

    • Ah ! On n’a pas de courrier pour vous …

    – Il faut faire la liaison entre le pronom et le verbe :

    • On a faim !
    • On est en vacances.

    – On peut être masculin ou féminin

    • On est italiens / On est italiennes

    ON = NOUS

    Le sens est celui de la 1ère personne du pluriel (nous).
    Son usage est moins formel que le “nous” et plutôt reservé au langage parlé.

    • Ce soir on va au cinéma. = Ce soir nous allons au cinéma.
    • On pourrait lui offrir des fleurs. = Nous pourrions lui offrir des fleurs. (Pour proposer)
    • Et si on organisait une grande fête ? : Sert à formuler une proposition.
    • On se téléphone et on se fait une bouffe !

    ON = LES GENS (tout le monde, n’importe qui)

    • En France on parle Français. = En France les gens parlent Français.
    • On oublie vite !

    ON = QUELQU’UN

    • On a sonné ! = Quelqu’un a sonné !
    • On m’a dit que tu parlais Français ! = Quelqu’un m’a dit que tu parlais Français !
    • (Il) faudrait qu’on répare l’imprimante. = Il faudrait que quelqu’un répare l’imprimante.

    On = “Tu ou Vous” (forme incorrecte)

    • Alors, on part en voyage ? = Alors, vous partez en voyage ?
    • Alors, on a bien dormi cette nuit ? On n’a pas eu mal? : Fréquemment utilisé par les médecins et infirmières dans les hôpitaux.

    On = “je” (forme incorrecte)

    • Ah! On n’a pas de courrier pour vous = Je n’ai pas de courrier pour vous (Facteur).
    • On vous emmène où ? = Où est-ce que je vous emmène ? (Chauffeur de Taxi).
    • On a encore bien travaillé aujourd’hui !

    BEAUCOUP D’EXPRESSIONS UTILISENT LA FORME IMPERSONNELLE “ON”

    • On y va ?
    • Alors on s’amuse ?
    • On se tutoie ? : Évite l’utilisation du “tu” ou “vous” pour formuler l’invitation.
    • Il faut qu’on en parle. = Il faut en parler
    • Il faut qu’on envoie une lettre au client. : Le “on” est une invitation indirecte destinée à l’interlocuteur (“tu” ou “vous”).
    • Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. Nicolas Boileau
    • Quand on veut, on peut …
    • Plus on est de fous plus on rit.

    QUELQUES CAS PARTICULIERS

    • Il ne sort pas avec elle par peur des qu’en-dira-t-on. – Rumeurs.
    • J’ai entendu des on-dit, à propos cette affaire. – Rumeurs.

    Voir aussi : “on” et “l’on”

    Révision: Le pronom personnel sujet “ON” – Petit Robert

    on 

    ; om  du nominatif latin homo → homme

    Famille étymologique ð  homme.

    ———————————

    on 

    ; om  du nominatif latin homo → homme

    Famille étymologique ð  homme.

    ■ Pronom personnel indéfini de la 3e personne, invariable, faisant toujours fonction de sujet.

    La tournure l’on (au Moyen Âge « les hommes »), s’emploie encore, dans la langue écrite, pour éviter un hiatus, une cacophonie : Ce que l’on conçoit bien; Et l’on pense.

    Marquant l’indétermination

    Les hommes en général, l’homme. On ne saurait penser à tout.
    Les gens. Autrefois, on se mariait jeune. On ne me fera jamais croire cela. On prétend que, on dit que : le bruit court.  Un on-dit (➙ on-dit); le qu’en-dira-t-on (➙qu’en-dira-t-on).

    On dirait, on dirait que…
    C’est, comme on dit, une riche nature, suivant l’expression consacrée.
    Un plus ou moins grand nombre de personnes. On était fatigué de la guerre. « Ici, on est très radical et libre penseur. Quand je dis “on est,” j’entends parler de cinq ou six petits bourgeois » ().
    Une personne quelconque. ➙ quelqu’un. « On me l’a dit : il faut que je me venge »(). On apporta le dessert : le dessert fut apporté. On vous demande au téléphone.
    Représentant une ou plusieurs personnes déterminées (emplois stylistiques)

    Il ou elle. « Nous sommes restés bons amis; on me confie ses petites pensées, on suit quelquefois mes conseils » ().

    Ils ou elles. On ne nous a pas demandé notre avis.
    Tu, toi, vous.  Eh bien ! on ne s’en fait pas ? Alors, on a bien dormi ? « Alors ? On s’en va comme ça ? On ne dit même pas merci ? » (). « Ce bruit d’eau qu’on entend de partout, qui vous enveloppe » ().
    Je, moi ou nous. On a trop chaud ici. Oui, oui ! on y va. On fait ce qu’on peut. Il y a longtemps qu’on ne vous a pas vu.

    (Dans un écrit) On montrera dans ce livre que…
    (Dans une annonce) On recherche vendeuse.
    Nous. Quand est-ce qu’on se voit ? Chez nous, on parle peu. L’enfant « prit la main de sa mère. – On s’en va, viens » (). « Nous autres artistes […] on ne fait pas toujours ce qu’on veut » (). « Il faut prendre des mesures immédiates. – Nous, on veut bien » (). « Ce qu’on était serrés ! » ().
    Emplois particuliers

    Avec le pron. pers. soi ou un nom accompagné d’un poss. (son) pour compl.On… soi, soi-même (réfl.). « On a souvent besoin d’un plus petit que soi » (). On n’est jamais si bien servi que par soi-même. « On ne tremble jamais que pour soi » ().
    Suivi d’un p. p. ou d’un attribut

    (Au masc. sing.) « On n’est jamais si heureux ni si malheureux qu’on s’imagine » ().
    (Avec accord) « On est vieille, on est prude, on est la tante » (). On s’est disputés. « On est toujours servis les derniers » ().
    (avec pouvoir et savoir) On ne peut plus, on ne peut mieux. J’ai tout cela on ne peut mieux présent à l’esprit. On ne sait qui, on ne sait quoi. « la foudre va tomber on ne sait quand ni sur qui » ().

    Le mot on. « Quand on, Monsieur On, est tout seul à raconter des histoires » ().
    On est un con (pour protester contre un sujet indéterminé).

    Révision: Le pronom personnel sujet “ON” – Larousse

    On : pronom indéfini ou pronom personnel
    (ancien français home, homme, du latin homo)

    Source : Petit Larousse en ligne

    ————

    On : pronom indéfini ou pronom personnel
    (ancien français home, homme, du latin homo)

    Toujours sujet, il désigne :
    Un être humain non précisé ; quelqu’un : On a frappé à la porte.
    Des personnes dont l’identité n’est pas connue ou précisée : On vous demande au service du personnel.
    Des personnes éloignées dans le temps ou l’espace : On vivait mieux autrefois.
    Une personne indéterminée dans les phrases sentencieuses, les proverbes, les phrases d’ordre général : Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage.
    En langue familière, le locuteur et une ou plusieurs autres personnes : Nous, on n’y peut rien.
    Le locuteur et le groupe auquel il appartient : On est tous égaux devant la loi.
    En langue familière, le locuteur représentant un sujet masculin ou féminin : On fait ce qu’on peut.
    En langue familière, l’interlocuteur ou une 3e personne du singulier ou du pluriel avec une nuance affective de familiarité, d’enjouement, de mépris, etc., dans un discours où on s’adresse directement à quelqu’un : Alors, on se promène ?
    Comme on dit, formule dont on accompagne souvent une expression bien connue.

    Remarque
    1° Dans la langue soutenue, on fait précéder on de l’article l’, surtout devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet : On parle d’une façon et l’on agit de l’autre.
    2° L’accord peut se faire au féminin ou au masculin pluriel quand on représente un nom féminin ou un nom pluriel : On s’est finalement habitués au froid. On est élégantes aujourd’hui, mesdames.

    Source : Petit Larousse en ligne