Category Archives: B1

Intermédiaires bas

Quelques liens pour écrire en français

Écriture

Rien de bien nouveau dans cette nouvelle publication, il s’agit juste d’une petite liste d’outils qui nous faciliteront la tâche lorsque nous écrirons en français.

Ma première option, quand elle est possible, est de dicter à mon téléphone (Androïd) le message que je veux envoyer. Je suis toujours surpris qu’il comprenne si bien ce que je dis (même quand je lui parle en espagnol). Il met les accents où il faut et il ne se trompe que très rarement dans l’orthographe ou la grammaire.

Dictionnaires

Bilingues

  • Wordreference (Il n’est plus à présenter, tout un classique)
  • IATE –  “Inter-Active Terminology for Europe”  is the EU’s inter-institutional terminology database. IATE has been used in the EU institutions and agencies since summer 2004 for the collection, dissemination and shared management of EU-specific terminology

Monolingues

  •  CNTRL (Un excellent dictionnaire)
  • Larousse (Sa réputation n’est plus à faire)

Techniques

    • DAFA (Dictionnaire d’Apprentissage du Français des Affaires).

Correcteurs orthographiques

  • Scribens   Correcteur d’orthographe et de grammaire avancé. (Mon premier choix)
  • Bonpatron  Correcteur de grammaire et d’orthographe.
  • Reverso Correction de textes en français en ligne.
  • Cordial Un autre correcteur orthographique en ligne.

Conjugaison

Synonymes

À ces liens que vous connaissez déjà sûrement, j’ajoute ces quelques pages qui pourront j’espère aussi vous être utiles de l’Union Européenne.

En avez-vous d’autres à me suggérer ?

Les bienfaits de la contrefaçon

Luxe

Les bienfaits de la contrefaçon

03 septembre 2010 The Daily Telegraph Londres
Des bijoux contrefaits, dans un magasin de Jakarta, Indonesie.

Des bijoux contrefaits, dans un magasin de Jakarta, Indonesie.

AFP

La contrefaçon ne se fait pas seulement au bénéfice de certains consommateurs. Les marques copiées en tirent elles-mêmes profit, estime un rapport financé par l’Union européenne.

Les sacs Louis Vuitton et les montres Rolex achetés à l’étranger pour une bouchée de pain donnent souvent mauvaise conscience aux acheteurs. Si les vacanciers sont ravis d’avoir fait une bonne affaire, ils ont souvent peur d’avoir acheté un produit de mauvaise qualité, d’avoir outrepassé les limites de la légalité et engraissé le grand banditisme.

Mais apparemment, ces inquiétudes n’ont pas lieu d’être. Un nouveau rapport financé par l’UE donne même carte blanche aux vacanciers pour leurs achats. Selon cette étude, rédigée en partie par un conseiller du Home Office [le ministère de l’Intérieur britannique], les consommateurs et le marché du luxe ont en revanche tout à gagner.

Ainsi, les pertes liées à la contrefaçon pour l’industrie du luxe seraient complètement surestimées – puisque la plupart des gens qui achètent des contrefaçons n’auraient jamais les moyens de se payer les originaux – et ces marchandises prohibées seraient même une bonne opération de marketing.

La police ne devrait pas perdre son temps à lutter contre ce trafic

D’après ce rapport, la police ne doit pas perdre son temps à essayer d’enrayer ce trafic. En effet, l’étude bat en brèche l’affirmation selon laquelle la contrefaçon financerait le terrorisme et le grand banditisme. L’opinion publique, rappelle les rapporteurs, n’est d’ailleurs guère favorable à un renforcement de la répression puisque les consommateurs sont les premiers à profiter de ce commerce illégal, qui rapporterait 1,3 milliard de livres [1,5 milliard d’euros] chaque année au Royaume-Uni.

Pour le professer David Wall, co-auteur du rapport et conseiller du gouvernement en matière de criminalité, la valeur du préjudice subi par le secteur du luxe est largement surestimée : les pertes s’élèveraient en fait à un cinquième des estimations actuelles. “Voire peut-être moins“, dit-il. “D’ailleurs, selon certains éléments, la contrefaçon profiterait aux grandes marques en raccourcissant notamment le cycle de vie d’un produit et en augmentant la sensibilité des gens aux marques. Ce qui est vraiment préoccupant en revanche, c’est la contrefaçon de médicaments, des pièces détachées pour les avions et toutes ces choses qui peuvent vraiment causer du tort aux consommateurs. Alors que les restrictions budgétaires affectent également la police, et qu’on leur demande toujours d’en faire plus, la lutte contre la criminalité devrait avoir d’autres priorités.” explique-t-il.

1000 euros d’amende pour un sac acheter 7 euros à Venise

Si les autorités britanniques traquent les trafiquants de contrefaçons, le gouvernement a décidé de ne pas pénaliser les consommateurs. Ce qui n’est pas le cas partout. En France par exemple, l’achat de contrefaçons est puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 300 000 euros ou de trois années d’emprisonnement. Cet été en Italie, lors d’un coup de filet, un touriste a été condamné à verser une amende de 1000 euros pour avoir acheté un faux sac Vuitton pour 7 euros près de Venise.

Selon le rapport, près de trois millions de personnes achètent chaque année des marchandises estampillées Louis Vuitton, Yves Saint Laurent, Burberry ou Gucci. Un tiers des ventes se font par Internet. Pour David Wall, les consommateurs ne sont pas dupes : “Je reviens de Corfou. Il y avait des montres Breitling à 10 euros. Il faudrait être fou pour croire que ce sont des vraies.”

La qualité a été nettement améliorée, ajoute le rapport destiné au British Journal of Criminology. Il conclut que “l’opinion publique n’est pas favorable à l’affectation de fonds publics à la surveillance et à la poursuite des auteurs et des fabricants de ce type de contrefaçons” ; et avance que c’est à l’industrie du luxe et non à la police de faire ce travail.

La police et les grandes marques de luxe ne sont toutefois pas convaincues. “La vente de contrefaçons est un délit grave dont les bénéfices financent des organisations criminelles aux dépens des consommateurs, des entreprises et des gouvernements“, déclare un porte-parole de Louis Vuitton. Même son de cloche chez Burberry : la contrefaçon n’est pas à prendre à la légère. Quand un cas de contrefaçon est avéré, Burberry se prononce toujours en faveur de la peine maximale, a déclaré un représentant de la marque. Pour l’association des commissaires de police, la contrefaçon n’est “pas un délit sans victimes.” Les entreprises, les particuliers et les contribuables ont tous, selon son porte-parole, à en subir les conséquences.

Source : http://www.presseurop.eu/fr/content/article/331001-les-bienfaits-de-la-contrefacon

Un élixir miracle contre l’obésité

Mardi 31 août 2010 à 9h04

Un élixir miracle contre l’obésité

Des chercheurs américains viennent enfin de découvrir le remède qui fait maigrir. L’eau!

– Finbarr O’Reilly / Reuters –

Les études les plus simples peuvent ne pas être les moins inintéressantes. C’est aujourd’hui le cas avec cet étonnant travail présenté il y a quelques jours outre-Atlantique dans le cadre du meeting annuel de la Société américaine de chimie qui se tenait à Boston; un travail dont The Economist vient de se faire l’écho.

Je bois, j’ai moins faim

Cette recherche a été menée sous l’autorité du Pr Brenda Davy (Virginia Tech). Cette spécialiste de diététique est passionnée par tout ce qui a trait au contrôle de l’appétit, à la gestion du poids et à la prévention de l’obésité au moyen de règles simples et peu coûteuses; autant dire des recherches essentielles dans un pays –les Etats-Unis– qui prend progressivement conscience du fléau croissant, médico-social et économique que constitue l’obésité.

Le Pr Davy est bien loin des préoccupations sophistiquées de ses collègues, généralement très bien alimentés par les multinationales de l’industrie pharmaceutiques soucieuses de trouver «la» molécule qui fera maigrir sans danger; molécule miracle qui reste toujours à découvrir après des décennies d’échecs successifs. L’un de ses thèmes favoris de recherche est de vérifier scientifiquement ce qu’il en est de ce serpent de mer qui voudrait que boire (de l’eau) avant les repas est une pratique qui aide à perdre du poids. Elle était sur ce point déjà arrivée à des conclusions intéressantes en s’intéressant à des personnes obèses et au breakfast.

A Boston, elle a actualisé les derniers résultats qu’elle a pu obtenir sur le long terme après un travail publié au début de cette année. Son étude a porté sur 48 adultes «inactifs», âgés de 55 à 75 ans. Tous souffraient de surpoids et étaient volontaires pour suivre un régime hypocalorique assez drastique: 1.200 calories quotidiennes pour les femmes; 1.500 pour les hommes. Les personnes consommaient auparavant respectivement 1.800 et 2.200 calories. Deux groupes ont été constitués par tirage au sort. Les membres du  premier s’engageaient à boire un demi-litre d’eau avant chacun des trois repas quotidiens. Ceux du second ne modifiaient en rien leurs habitudes et restaient sobres. Une expérience, au total, qui dura douze semaines.

A l’arrivée, les premiers avaient perdus en moyenne 7kg et les seconds 5kg; et une différence pondérale qui, assure le Pr Davy, demeure avec un an de recul et ce alors que les 48 volontaires ne sont plus astreints à suivre de régime. Comment comprendre? Pour la spécialiste américaine –qui réfute les critiques méthodologiques qui lui sont faites–  le fait de remplir l’estomac d’un demi-litre d’eau avant chacun des trois repas quotidiens est de nature à réduire «mécaniquement» la sensation de faim et donc la prise de nourriture et de calories. Ceci pourrait aussi peut-être réduire la sensation de soif et donc la consommation de sodas sucrés. Mais l’affaire est peut-être plus complexe, comme en témoigne le maintien des différences entre les deux groupes sur le long terme. Mieux: les personnes du premier groupe ont –volontairement– continué la pratique de l’hydratation avant les repas et perdu en moyenne 700 grammes supplémentaires.

Qui pour sponsoriser l’eau?

Lors de la publication des premiers résultats du Pr Davy certains  nutritionnistes avaient formulé une série de critiques. Ils faisaient notamment observer que l’on mange  peut-être moins quand on a de l’eau dans l’estomac, mais que cette eau est rapidement éliminée et quelques heures plus tard, la sensation de faim peut alors réapparaître. Ces nutritionnistes rappelaient alors aux personnes qui veulent perdre du poids de consommer au début du repas des aliments riches en eau (crudités ou une soupe) en postulant que cette eau est éliminée moins rapidement que celle qui est bue. Mais un an plus tard, ces critiques semblent avoir perdu bien de leur consistance.

Et force est bien de constater que nous sommes ici dans une situation paradoxale. Alors que la moindre étude concernant les bénéfices supposés de tel ou tel médicament anorexigène  est amplement médiatisée (avant qu’on en découvre les limites et les effets secondaires) les résultats de l’équipe du Pr Davy ne semblent guère mobiliser l’attention; ni celle des médias, ni celle des autorités sanitaires. Pourquoi, au vu des enjeux de santé publique (et, ici, de l’exceptionnel  rapport coût-efficacité)  ne pas aller plus loin, travailler à d’autres échelles, mener de plus vastes études auprès de volontaires souffrant de surpoids? Et si le fait est prouvé, pourquoi ne pas diffuser largement un message publicitaire on ne peut plus simple sur le thème «boire de l’eau avant les repas aide à maigrir».

On ne trouvera bien évidemment aucun sponsor pharmaceutique pour financer de telles études. Mais des solutions peuvent être trouvées: celle du Pr Davy a été soutenue par l’Institute for Public Health and Water Research, une organisation indépendante et à but non-lucratif qui vise à améliorer la santé publique à travers le monde via la consommation d’eaux potables de qualité; une organisation elle-même financée par la Brita Products Company, spécialisée dans la fabrication des systèmes de purification des eaux.

Jean-Yves Nau

Photo: Finbarr O’Reilly / Reuters

L’AUTEUR Jean-Yves Nau Journaliste et docteur en médecine, Jean-Yves Nau a été en charge des questions de médecine, de biologie et de bioéthique au Monde pendant 30 ans. Il est notamment le co-auteur de «Bioéthique, Avis de tempête».

Source : http://www.slate.fr/story/26557/obesite-remede-miracle-elixir

Pour la rentrée, 10 bêtises à faire à l’école (ou pas)

Pour la rentrée, 10 bêtises à faire à l’école (ou pas)

SpirouPetitDoigt

Les vacances finies, c’est la rentrée pour quelques 12 millions d’élèves français. Un moment pas forcément agréable, car si on retrouve les copains/copines à qui on raconte ses vacances, on retrouve aussi le prof de mathématiques détesté ou les interminables leçons de Latin. Pour faire passer la pilule, rien de tel que d’ouvrir quelques bonnes bandes dessinées, surtout qu’on y trouve une foule d’exemples de bêtises à faire à l’école. Des petites broutilles qui font passer l’année scolaire plus vite aux grandes conneries qui marquent à vie.

  • Copier sur ses petits camarades (Ducobu,)

Qui n’a jamais copié ? Tout le monde, évidemment, à moins d’avoir toujours été le (ou la) meilleur élève. C’est le gag récurrent dans les albums de l’élève Ducobu : réussir à copier, par tous les moyens, sur sa copine de classe, la binoclarde aux longues nattes noires. On ne lui jettera pas la première pierre.

Extrait de Un copieur sachant copier

  • Refuser d’être dans un binôme (Titeuf)

Pour disséquer une grenouille, réaliser une improbable expérience sur l’électricité ou préparer un exposé ennuyeux, il est souvent demandé de se mettre en groupe de deux. Trop souvent à en croire Titeuf. Il faut dire qu’il a le chic pour tomber sur les mauvais partenaires. Mais le héros à la banane jaune croit tenir le bon tuyau : demander à aller aux toilettes pour se retrouver tout seul. Grave erreur…

Titeuf - T11 - Mes meilleurs copains - 24

(Extrait de Mes Meilleurs Copains)

  • Oublier la date de la bataille de Gergovie (Astérix)

A chaque rentrée, dans le petit village gaulois que l’on connaît bien, le même rituel se met en place: Astérix et Obélix partent à la chasse aux petits cancres tentés par l’école buissonnière. Avec l’expérience acquise en pourchassant les sangliers dans la forêt, nos deux héros ne tardent jamais à mettre la main sur les tire-au-flanc. Mais quand ceux-ci demandent à Panoramix pourquoi Astérix et Obélix ne vont plus à l’école, les ennuis commencent. Le druide explique que c’est parce que les deux adultes ont déjà acquis les connaissances qu’il enseigne, et tente une démonstration en demandant à Obélix la date de la bataille de Gergovie. “MDXV” tente-t-il. Manqué, c’est Marignan. Du coup Obélix reprend des cours…

(Extrait de Astérix et la rentrée gauloise)


  • Fantasmer sur sa prof (Le Petit Spirou)

Avant Titeuf, le premier des pervers en culotte courte fut le Petit Spirou. Alors que Cédric est obsédé mais reste très platonique vis à vis de Chan, Spirou ne pense qu’au touche pipi avec Suzette ou bien il fantasme sur ses profs. Sur Mademoiselle Chiffre évidemment, mais aussi sur ses remplaçantes. Mais pourquoi donc, au lieu de choisir le petit garçon, elle préfère ce petit prof sans intérêt ? Cela reste un grand mystère.

(Extrait de Bien fait pour toi)

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Veuillez excuser l’absence…

Vous 01/09/2010 à 00h00

Veuillez excuser l’absence…

Par MARIE-JOËLLE GROS

Pour ceux qui sèchent devant le carnet de correspondance de leurs gamins, ne sachant plus quoi inventer pour calmer le courroux des profs, voici un recueil de mots d’excuse (1) à potasser pour la rentrée. Rassemblées pendant vingt ans par Patrice Romain, directeur d’école et ex-instituteur, ces missives en disent long sur les rapports parents-profs. Des exemples ?

«Monsieur, veuillez ne pas trop accabler mon fils pour ses mauvaises notes. Einstein n’était-il pas lui-même un piètre élève ? Nul ne sait donc ce que lui réserve l’avenir… Merci de votre compréhension.»

Un autre ? «Monsieur, vu qu’il est bizarre que Sarah a encore été malade un lundi matin, en voici la preuve. Comme cela, Vous vous passerez l’envie de lui faire des réflexions.» Ce mot était rédigé au dos d’une ordonnance médicale, précise le collectionneur.

Et celui-là : «Madame, vous me donnez rendez-vous jeudi à 17 heures. Vous croyez peut-être que je n’ai que ça à faire ? Je travaille, moi, à cette heure-là. Je ne suis pas à votre disposition. Je vous donne donc, moi, rendez-vous le vendredi 25 à 17 heures

(1) Mots d’excuse, François Bourin éditeur, 126 pp., 14 €.

Visiter Paris par-delà les musées et les monuments

Visiter Paris par-delà les musées et les monuments

LEMONDE | 04.08.10 | 16h16  •  Mis à jour le 04.08.10 | 16h16
Un parcours "nature" permet de découvrir les ruches sur le toit du Grand Palais, à Paris.

AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

Un parcours “nature” permet de découvrir les ruches sur le toit du Grand Palais, à Paris.

Paris a accueilli 27 millions de touristes en 2009. Si l’on se fie aux premières tendances esquissées par les professionnels, le cru 2010, sur fond d’euro faible, devrait être meilleur. Des touristes plus nombreux mais plus exigeants aussi : aux visites classiques de la capitale s’ajoutent désormais des visites thématiques, originales ou décalées, qui permettent de découvrir les quartiers parisiens sous un autre angle. Une initiative déjà adoptée par un grand nombre de métropoles européennes et régionales.

L’une des façons les plus originales consiste finalement à arpenter la ville avec l’aide de ceux qui l’habitent. L’initiative est née au début des années 1990, à New York. Constatant que la métropole américaine suscitait à la fois un grand engouement et d’importantes réticences chez les touristes qui redoutaient pêle-mêle la cherté de la ville et son insécurité, une New-Yorkaise, Lynn Brooks, a décidé d’accueillir les touristes avec les habitants. L’association BAG, pour Big Apple Greeter, voyait le jour. Depuis, l’expérience a été étendue. Une quinzaine de villes, regroupées au sein d’un réseau international proposent des visites organisées par des riverains. Marseille, Nantes, Lyon et le département du Pas-de-Calais sont adhérents à ce réseau bénévole.

A Paris, l’association Parisien d’un jour, Parisien toujours fonctionne depuis juillet 2007 sur les traces de BAG et a déjà fait visiter la capitale à plus de 6 000 personnes. Son principe est simple. Environ deux semaines avant son séjour, le futur visiteur s’inscrit sur le site, temps nécessaire pour trouver un guide bénévole aux dates choisies. Le groupe sera constitué de six personnes au maximum. Un seul impératif : la langue sera commune. L’association propose officiellement des visites en sept langues “mais le chiffre de douze est plus proche de la réalité”, assure Dominique Cotto, son président.

“Ces visites, qui durent entre deux et cinq heures, sont gratuites et nos guides n’acceptent jamais d’argent, explique-t-il. Les visiteurs peuvent toutefois faire un don sur Internet pour les frais de fonctionnement.” Actuellement, Parisien d’un jour “emploie” 160 guides, mais l’idéal serait d’en avoir au moins trente de plus, constate M. Cotto. Un besoin d’autant plus justifié que ces spécialistes de l’accueil ont une nouvelle mission : plusieurs communes de la périphérie ont demandé aux bénévoles de les aider à accueillir les nouveaux arrivants.

“Les promenades thématiques ont véritablement le vent en poupe”, reconnaît Paul Roll, directeur général de l’Office du tourisme et des congrès de Paris (OTCP), pointant la forte croissance de toutes ces petites structures dans la capitale. “Après avoir visité la ville d’une façon classique, les touristes, lors d’une seconde visite, sont à la recherche, de quelque chose de différent”, analyse Véronique Potelet, de l’Office.

D’où le succès des visites organisées sur des univers aussi divers que le Paris du cinéma, sur les traces d’Amélie Poulain ou du Da Vinci Code, voire les coulisses des monuments (Tour Eiffel, Opéra Garnier, l’école des Beaux-Arts, ou le cabaret le Lido) proposées par Cultival. Sans oublier le Paris du design, de la nature, de l’architecture, de la mode, du shopping et de la gastronomie. Des thèmes qui font toujours recette…

C’est en s’appuyant sur cette demande croissante que Marie-Bénédicte Pollet a décidé, il y a quatre ans, à la faveur d’un congé parental, de créer sa propre structure de visites, Promenade des Sens. Aujourd’hui, elle organise des visites à Paris en essayant de concilier les dimensions “culture” et “boutiques”. “J’essaie de faire connaître les commerçants qui font vivre les quartiers, les boutiques originales avec des groupes de six personnes”, explique-t-elle, rappelant que son ambition est toujours de “montrer le typiquement parisien”.

Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres façons de visiter la capitale. Un grand nombre de ces périples urbains sont recensés sur le site de l’OTCP au sein d’une brochure bilingue téléchargeable (“Paris se visite”) ou dans les différents points d’accueil touristiques installés à Paris pendant la période estivale.

François Bostnavaron
Article paru dans l’édition du 05.08.10.