Category Archives: C2

Avancés

Quelques liens pour écrire en français

Écriture

Rien de bien nouveau dans cette nouvelle publication, il s’agit juste d’une petite liste d’outils qui nous faciliteront la tâche lorsque nous écrirons en français.

Ma première option, quand elle est possible, est de dicter à mon téléphone (Androïd) le message que je veux envoyer. Je suis toujours surpris qu’il comprenne si bien ce que je dis (même quand je lui parle en espagnol). Il met les accents où il faut et il ne se trompe que très rarement dans l’orthographe ou la grammaire.

Dictionnaires

Bilingues

  • Wordreference (Il n’est plus à présenter, tout un classique)
  • IATE –  “Inter-Active Terminology for Europe”  is the EU’s inter-institutional terminology database. IATE has been used in the EU institutions and agencies since summer 2004 for the collection, dissemination and shared management of EU-specific terminology

Monolingues

  •  CNTRL (Un excellent dictionnaire)
  • Larousse (Sa réputation n’est plus à faire)

Techniques

    • DAFA (Dictionnaire d’Apprentissage du Français des Affaires).

Correcteurs orthographiques

  • Scribens   Correcteur d’orthographe et de grammaire avancé. (Mon premier choix)
  • Bonpatron  Correcteur de grammaire et d’orthographe.
  • Reverso Correction de textes en français en ligne.
  • Cordial Un autre correcteur orthographique en ligne.

Conjugaison

Synonymes

À ces liens que vous connaissez déjà sûrement, j’ajoute ces quelques pages qui pourront j’espère aussi vous être utiles de l’Union Européenne.

En avez-vous d’autres à me suggérer ?

Les contractions orales

Pour parler comme un vrai français …

La négation : Suppression systématique du “NE” à l’oral

Forme écrite

Forme orale

Je ne viens pas demain

Je viens pas demain.

Je n’y vais pas

J’y vais pas.

Il n’en veut pas

Il en veut pas

Tu n’aimes pas ?

T’aimes pas ? (+élision orale du “Tu”)

Ce n’est pas grave

C’est pas grave

Je n’y crois pas !

J’y crois pas !

 

Contraction de mots:

 

Forme écrite

Forme orale

Je

ch’ (avant une consonne)

Ch’pars demain.

Tu

T’ (élision avant une voyelle)

T’exagères !

Il

i (avant une consonne)

i veut v’nir avec nous.

Ils

Iz (Avant une voyelle) i (avant une consonne)

Iz aiment les moules ? I viennent pas ?

Elles

Ez (avant une voyelle) è (avant une consonne)

Ez adorent le rose. / è pense à rien.

Plus

Pu

J’en peux pu

Réfléchis : me / te / se /

m’/t’/s’ (avant une consonne)

À quelle heure tu t’lèves ?

Article : Le

L’(avant une consonne)

Tu fais l’café ? / Il n’ aime pas l’café

Il est deux heures moins l’quart.

Préposition : De

D’ (avant une consonne)

Il n’a pas d’chance. (prononcer “pat”)

Pronom relatif : Qui

Qu’ (avant une voyelle)

Il y a quelqu’un qu’est venu ?

 

Suppression de lettres dans des mots :

Forme écrite

Forme orale

Revenir / recommencer / refaire etc.

(Re ⇒ R’)

R’venir / r’commencer / r’faire etc.

Quand est-ce que tu r’viens ?

Monsieur / Madame

M’sieur / M’dame

Bonjour M’sieur Dupont !

Quatre

kat

I marche à kat pattes.

 

Le passé composé :

Forme écrite

Forme orale

Je suis / Je ne suis pas

Chui / Chuipa

Chui allé la voir hier !

Tu es / Tu n’es pas

Té / tépa

Tépa encore partie ?

Ils sont / Ils ne sont pas

isson / issonpa

Issonpa contents !

Elles sont / Elles ne sont pas

esson / essonpa

Esson pas encore arrivées.

Tu as / Tu n’as pas

Ta / Tapa

Tapa vu mes clés ?

Ils ont / ils n’ont pas

Elles ont / Elles ont pas

Izon / Izonpa

Ézon /Ezonpa

Ézonpa compris ce que voulais dire.

 

Il y a

Forme écrite

Forme orale

Il y a / Il n’y a pas / Il n’y a plus / Il n’y en a plus

Ya / Yapa / Yapu / Yanapu

Ya eu un terrible accident sur la route.

 

Qu’est-ce que / Est-ce que / Parce que

 

Qu’est-ce que tu dis ?

Kes tu dis ?

Qu’est-ce qu’il fait ?

Keski fait ?

Est-ce qu’il vient ?

Eski vient ?

Il vient parce que je suis là.

I vient paske chui là.

 

 

Exemples de contractions multiples

 

Tu n’en a pas

T’en a pas ?

Je ne sais pas

Ch’sais pas

Ce n’est pas grave je te dis.

C’est pas grave ch’te dit.

Elle ne peut pas venir.

É peut pas v’nir.

Tu te fous de moi ?

Tu t’fous d’moi ?

Je n’ai pas pu faire quoi que ce soit.

J’ai pas pu faire quoi qu’ce soit.

Ils n’ont pas terminé parce qu’ils n’ont pas eu le
temps.

I n’ont pas terminé pask’ izon pas eu
l’temps.

 

Quelques expressions orales bien française  (mais à éviter)

  • Ben …
  • Euh …
  • En fait …
  • Bon, donc, alors ..
  • Bien …
  • Où j’en étais ?
  • Ben euh …
  • Ben en fait …
  • Et tout …
  • Enfin

 

 

Impérissable tweed

LEMONDE | 31.08.10 | 15h19  •  Mis à jour le 31.08.10 | 15h21

Deux mannequins de Chanel, en 1977 à Paris, portant des modèles de tweed.

AFP/STAFF

Deux mannequins de Chanel, en 1977 à Paris, portant des modèles de tweed.

Stornoway, Garynahine sur l’île Lewis (Ecosse) Envoyée spéciale

Un vent à décorner les béliers. Dans la lande sauvage, seuls les ajoncs en fleur résistent aux incessants assauts des rafales. Quelques moutons à tête noire paissent imperturbablement l’herbe rase sur les grandes étendues de tourbe et de cailloux. Dans le petit bourg de Garynahine, à l’ouest de l’île Lewis (Hébrides extérieures, à l’ouest de l’Ecosse), John MacLean passe ses journées dans son petit atelier, à pédaler sur sa machine à tisser.

Chaque jour, depuis 1994, date à laquelle il a acheté cet outil, cet artisan de 56 ans fabrique du tweed, assis, la fenêtre dans le dos pour qu’une belle lumière éclaire le tissu entièrement fait à la main. Huit heures par jour, c’est comme s’il pédalait à vélo autour de l’île Lewis… Il a acquis des mollets en béton, et produit un peu plus de trois mètres d’étoffe par heure. Rien ne lui échappe dans cet enchevêtrement de 1 400 fils parcourus à vive allure par sa navette. “Le plus long, c’est toujours de mettre au point le motif, après ça va tout seul”, dit-il, avec un accent gaélique à couper au couteau.

Parmi les 110 tisserands de l’île, John MacLean est aussi l’un des rares à créer ses propres collections de tweed, qu’il envoie à des tailleurs chics de Savile Row, à Londres. La demande a considérablement chuté ces dernières années, si bien qu’il n’y a plus suffisamment de travail à plein temps pour ces artisans, qui utilisent peu ou prou la même technique que leurs aïeux. La plupart de ses confrères ne sont occupés qu’à mi-temps par leur métier, qui leur rapporte 2,50 livres (2,95 euros) le mètre tissé. Ils ont une seconde profession, souvent fermier, parfois marin pêcheur, ou, pour l’un d’entre eux, facteur…

Le tweed, qui a failli disparaître, connaît pourtant un regain. Depuis plusieurs années, quelques icônes de la mode l’utilisent à nouveau dans leurs collections : c’est le cas de Christian Dior, Prada, Louis Vuitton, Jimmy Choo, Nike, Yves Saint Laurent ou encore Vivienne Westwood.

Au bord de la faillite, les filatures de l’île ont été sauvées in extremis ces dernières années. C’est là sans doute l’un des plus éclatants paradoxes de la mondialisation : ce tissu qui fait l’objet de tant de soins dans l’île est ensuite envoyé… en Chine, où sont désormais confectionnées les vestes pour hommes, dans l’usine Dishang Cherry, à Qingdao, qui sous-traite pour Ralph Lauren ou Burberry. Ou encore à Santa Maria da Feira au Portugal. “Il n’existe plus en Angleterre d’ateliers de façonnage pour ce type de vêtements”, déplore Brian Haggas, le repreneur de la filature Kenneth Mackenzie, de Stornoway. Sinon ces vestes, déjà vendues plus de 350 livres (410 euros), seraient encore plus chères.

Outre Kenneth Mackenzie Ltd, deux filatures restent en activité : Harris Tweed Hebrides, à Shawbost, qui vient d’être relancée par Ian Taylor, un industriel londonien qui a fait fortune dans le pétrole, et Harris Tweed Textiles, à Carloway, détenue depuis longtemps par les mêmes actionnaires, Derek Reid et Alan Bain. Une petite camionnette aux armes de chaque usine passe chaque semaine ramasser les précieux rouleaux de tissu. Avant qu’il ne soit une dernière fois lavé, séché puis estampillé. Car le Harris Tweed, né en 1846, est le seul tissu au monde qui fasse l’objet d’une législation particulière depuis 1910, définition qui fera l’objet d’un acte au Parlement, en 1993. Le tissu doit être constitué “à 100 % de laine vierge teintée et filée dans les îles Hébrides, et tissée à la main, à leur domicile, par les habitants des îles Lewis, Harris, Uist et Barra”. Tous les cinquante mètres, l’étoffe est estampillée d’un coup de fer à repasser par un fonctionnaire de la Harris Tweed Authority, qui colle une étiquette sur laquelle est brodé un globe surmonté d’une croix, l’emblème de la couronne royale. Ce qui garantit l’authenticité du tissu.

C’est ce label qui a permis d’identifier l’alpiniste George Mallory, qui fut peut-être le premier homme à atteindre, en 1924, le Toit du monde. En 1999, l’emblème du Harris Tweed sur la veste a permis de mettre un nom sur le corps momifié retrouvé sous l’arête sommitale de l’Everest. Pour lutter contre le froid, l’humidité et le vent, Mallory et ses compagnons portaient en effet une superposition de laine, soie et coton. Son petit-neveu, l’himalayiste Graham Hoyland, a, depuis, testé ces vêtements en conditions réelles avec d’autres guides de haute montagne, avant d’assurer – peut-être par une dévote compassion familiale ? -, qu’ils sont “à 95 % aussi efficaces que le meilleur matériel disponible actuellement”

Le tweed reste une étonnante institution outre-Manche. On l’appelle en gaélique An Clo Mor (“le grand vêtement”), en référence à l’épaisseur et au poids du tissu. Il fut d’abord un plaid de quatre mètres de long, dans lequel s’emmitouflaient le berger et ses agneaux, avant de devenir le vêtement habituel des comtés écossais du nord. Depuis des siècles, c’est un drap de laine aux nuances empruntées à la nature, aux couleurs de la mousse, des sous-bois, des feux de tourbe, de la prairie, des chardons, de la bruyère, de la mer d’hiver…

Le tweed est devenu un nom générique de tissu, mais les seuls garants du véritable tweed rugueux, le Harris Tweed, sont les tisserands des Hébrides. Grâce notamment à Lady Dunmore, qui, dès 1846, demanda à un habitant de l’île de Harris de reproduire le tartan de la famille Murray. Elle décida ensuite de répandre son usage parmi ses amis du cercle de la reine Victoria, pour dynamiser l’économie locale et l’industrie rurale.

En plein âge d’or du tweed, dans les années 1960, les îles Hébrides en produisaient jusqu’à 7 millions de mètres par an – essentiellement destinés au marché américain. Cela fournissait du travail à un millier de tisserands. “Aujourd’hui, cela ne génère pas plus de 250 emplois dans les Hébrides, et moins de 250 000 mètres de tissu sont produits chaque année”, déplore Brian Haggas. A la tête d’une entreprise familiale de textile du même nom dans le Yorkshire, cet industriel a repris, en 2006, la filature Kenneth Mackenzie. Avec une chevelure d’un blanc éclatant, des yeux bleus rieurs, cet homme d’affaires a succombé à un coup de coeur. Légende qu’il entretient soigneusement ? Il raconte à qui veut l’entendre avoir essayé dans le showroom de son beau-fils une veste Harris Tweed. Elle lui est allée “comme un gant”. Alors il a racheté l’usine…

Coûteux pari d’un Anglais fortuné, fou de courses de chevaux, pour ce tissu écossais dont il admire le toucher, la délicate rugosité ? Moyen de ne jamais prendre sa retraite, lui qui ne fait guère ses 79 ans ? Un peu tout cela. Il a acheté pour 5 millions de livres (5,9 millions d’euros) trois usines, Macleod, Mackenzie et Harris Tweed Hebrides, a cédé cette dernière, regroupé les autres sur le même site de Stornoway et investi près de 7 millions de livres pour rénover les installations industrielles de la filature. “Quand je suis arrivé, c’était un gag, l’ancien directeur mondial du marketing n’avait jamais bougé de son bureau de Stornoway. Même pas pour aller visiter l’usine, située à moins de cent mètres…”, dit-il.

Les méthodes du nouveau propriétaire sont radicales : il rationalise tout ce qui peut l’être, réduit les effectifs et reste persuadé que la variété des modèles coûte trop cher. Il brade tout le stock – quelque 70 000 vestes pour hommes et femmes et des kilomètres de tweed de toutes les couleurs… Des centaines de tissus précédemment utilisés, il n’en conserve que cinq pour se focaliser sur les vestes très classiques, pour hommes, commercialisées sous la marque Harris Tweed Scotland.

Si bien qu’aujourd’hui, dans la filature Mackenzie de Stornoway, seules trente-deux couleurs sont utilisées au lieu des centaines employées jadis. Une dizaine de salariés évoluent entre les ballots de laine, importés essentiellement d’Ecosse, au milieu d’énormes autoclaves utilisés pour la teinture. Ils s’activent dans la salle des couleurs ou dans celle du cardage. Dans un cliquetis mécanique et métronomique, les énormes machines affinent les fils de laine.

Fils d’un capitaine de la marine, Alec Lockerby, chargé de la production, aurait aimé prendre la mer à son tour. Le destin a été tout autre : lui qui veille au bon déroulement de chaque étape dans la filature, fait visiter les pièces remplies à ras bord de petits morceaux de laine de toutes les couleurs, comme une gigantesque installation d’art contemporain. Il montre les vieilles balances qui calculent encore le poids de la laine en livres (pounds), afin d’ajouter, telle une recette de cuisine, la proportion exacte de laine colorée.

Tout le processus reste artisanal pour produire l’étoffe nécessaire à la réalisation de quelque 400 vestes par semaine. “La manufacture est sous-exploitée, on pourrait, s’il y avait davantage de demande, produire bien plus”, souligne Alec Lockerby. La filature devrait gagner de l’argent dans douze mois, prévoit Brian Haggas, sûr de la relance de cette industrie.

A ses yeux, le tweed reste aussi associé à d’autres légendes, Sherlock Holmes ou Clint Eastwood. Voire Sean Connery. Cet acteur né à Edimbourg, en Ecosse, avait d’ailleurs téléphoné un jour, des Bahamas, à Harris Tweed Scotland, en se présentant pour commander sa veste préférée, le modèle Taransay, vert et brun. “Et moi je suis Lady Di”, avait rigolé Lydia Walton, chargée des relations publiques. Avant de s’apercevoir de sa méprise et de bredouiller de plates excuses…

Nicole Vulser

Article paru dans l’édition du 01.09.10.

Enfants ou pas enfants, les femmes gagnent moins que les hommes

Vous 11/08/2010 à 13h07

Enfants ou pas enfants, les femmes gagnent moins que les hommes

Les femmes restent pénalisées en terme de salaires vis-à-vis de leurs collègues masculins, même lorsqu’elles n’ont pas interrompu leur carrière professionnelle en raison des enfants, selon une étude publiée dans le numéro de juillet de la revue de l’OFCE.

«Les hommes gagnent en moyenne 17% de plus que les femmes qui n’ont pas interrompu leur carrière pour des raisons familiales», relève l’étude, qui se base en l’espèce sur la tranche d’âge 39-49 ans.

Un phénomène qui semble d’autant plus injuste que cette catégorie de femmes qui se sont consacrées exclusivement à leur carrière sont en général plus diplômées que les hommes: 19% d’entre elles ont obtenu au minimum un baccalauréat plus trois contre 17%.

«Tout se passe comme si les femmes qui n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière n’ont pas pu envoyer un signal crédible aux employeurs sur leur engagement à long terme», indique l’étude, réalisée par des chercheurs de l’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques et de l’Institut national d’Etudes démographiques.

«Avoir ou ne pas avoir d’enfants ne paraît pas influencer significativement le salaire horaire», souligne l’étude.

Une fois embauchées, les femmes sans enfants restent ainsi l’objet d’une «suspicion d’un moindre attachement à leur poste» de la part de leurs employeurs.

Selon l’étude, 30% de l’écart de salaire entre les hommes et les femmes sans interruption de carrière s’explique par différents facteurs: le fait que les hommes occupent «moins souvent des emplois à temps partiels», travaillent dans «des secteurs économiques plus rémunérateurs» ou occupent «des postes plus élevés».

En d’autres termes, 70% de l’écart reste injustifié. «L’essentiel de l’écart entre les hommes et ces femmes n’est pas explicable par des différences de caractéristiques observables», affirment les auteurs de l’étude.

Quant aux femmes n’ayant pas sacrifié leur carrière pour s’occuper de leurs enfants, elles gagnent «23% de plus que les femmes qui ont temporairement arrêté de travailler pour des raisons familiales». En moyenne, les premières ont d’ailleurs moins d’enfants que les secondes (14% ont trois enfants et plus contre 44% pour les autres).

(Source AFP)

Source : http://www.liberation.fr/vous/0101651499-enfants-ou-pas-enfants-les-femmes-gagnent-moins-que-les-hommes