Monthly Archives: April 2009

Le passif

Formation

Il est formé par : le sujet grammatical + l’auxiliaire “être” conjugué + participe passé (+ “par”) (+ sujet logique).
Le participe passé s’accorde avec le sujet grammatical.

Utilisation

Il est utilisé pour insister sur le verbe placé à la fin, par exemple pour annoncer des événements importants.

  • Le vaccin contre le SIDA à été découvert.

Il représente souvent une action subie, non voulue par le sujet grammatical.

  • C’est en rentrant chez lui qu’il a été assassiné.

Le sujet logique (par …) n’es pas toujours mentionné.

  • John Lennon a été assassiné le 8 décembre 1980 (par Mark David Chapman).

Quelques exemples

Sujet grammatical Auxiliaire + participe passé Sujet logique
La moto de Jean a été volée ce matin. (par un voleur).
Le rendez-vous est reporté. (par les clients).
Tous les vols sont annulés. (par la direction)
Il est formé par le sujet ….
Je crois qu’il sera licencié (par l’entreprise)

Particularités

DE remplace PAR pour introduire le sujet logique avec les verbes AIMER / CONNAÎTRE / RESPECTER.

Il est aimé de tous, connu de tous et respecté de tous.

Le discours indirect

Utilisation

On parle aussi de discours rapporté car il sert à rapporter les propos d’une autre personne.
Il est composé d’une principale (sujet + verbe) servant à indiquer la personne dont le discours est rapporté et d’une subordonnée indiquant le message rapporté.
Exemple : Pierre demande (principale) où nous allons mangé (subordonnée).

Les verbes utilisés dans la principale sont généralement :

S’il s’agit d’une affirmation  :

  • Il affirme que …
  • Il dit que …
  • Elle raconte que …
  • Il pense que …
  • Elle insinue que … etc.

S’il s’agit d’une question :

  • Jean demande si …
  • Elle voudrait savoir si … etc.

La principale peut être dans le présent ou dans le passé

Il dit que … / Il m’a dit que …

Le discours indirect au présent

Pour rapporter des paroles ou des pensées : Que

Principale (dit) Temps Subordonnée (rapporté) Temps
Jacques : Il fait froid. Présent Jacques dit qu’il fait froid. Présent
Monique pense : Le chef est stupide. Présent Monique pense que le chef est stupide. Présent

Pour rapporter une question simple : Si

  • Elle demande si …
  • Elle veut savoir si …
  • Elle se demande si …
  • Il aimerait savoir si …
Principale (dit) Temps Subordonnée (rapporté) Temps
Tu viens avec nous ? Présent Il demande si tu viens avec nous. Présent
Vous avez terminé ? Présent Elle aimerait savoir si nous avons terminé Conditionnel

Pour rapporter une question (où / quand / comment / qu’est-ce que / qu’est-ce qui etc.).

  • On supprime l’inversion (si elle existe) dans la subordonnée.
  • “Qu’est-ce que” devient “ce que”
  • “Qu’est-ce qui” devient “ce qui”
Principale (dit) Temps Subordonnée (rapporté) Temps
Où allez-vous ? Présent Elle demande où vous allez. (L’inversion est supprimée) Présent
Quand venez-vous ? Présent Pierre demande quand vous venez. (L’inversion est supprimée) Présent
Qu’est-ce que vous mangez ? Présent Il demande ce que vous mangez.(L’inversion est supprimée) Présent
Que faites-vous ? Présent Il demande ce que vous faites. Présent
Qu’est-ce qui se passe ? Présent Il demande ce qui se passe. Présent

Le discours indirect au passé

Utilisé pour rapporter une information, un dialogue, des pensées au passé :

Principale (dit) Temps Subordonnée (rapporté) Temps
J’habite Berlin présent Il m’a dit qu’il habitait Berlin. imparfait
J’ai habité à Tokyo passé composé Il m’a dit qu’il avait habité à Tokyo Plus-que-parfait
Je vais habiter à Paris futur proche Il m’a dit qu’il allait habiter à Paris Imparfait
J’habiterai à la campagne Futur Il m’a dit qu’il habiterait à la campagne Conditionnel

On voit qu’il y a concordance des temps entre principale et subordonnée.
Le temps utilisé pour la subordonnée à une valeur phonétique :

  • “Il allait habiter à Paris” (imparfait) signifie “Il habitera à Paris” (futur)
  • “Il habiterait à la campagne” (conditionnel) signifie “Il habitera à la campagne” (futur)

La subordonnée peut être parfois au présent pour exprimer un résultat ou un fait nouveau :

– Elle m’a affirmé qu’elle est enceinte. – Ils ont annoncé que le vaccin contre le SIDA est efficace.

Les enchaînements

Définition

En français parlé, la voix ne s’arrête pas entre les mots. Les mots sont liés entre eux par les enchaînements, ainsi que par la liaison.

  • enchaînement vocalique (voyelle-voyelle),
  • enchaînement consonantique (consonne-voyelle)

1. L’enchaînement vocalique : son vocalique + son vocalique

Si un mot finit par une voyelle et que le mot suivant commence aussi par une voyelle, les deux voyelles qui se suivent forment deux syllabes, et on ne coupe pas la voix entre ces deux syllabes.

  • Ça y est !
  • Comment ? Tu es à Haïti ?
  • Tu es au théâtre ?
  • Tu as un vélo ?
  • J’ai une amie anglaise.
  • Je connais un restaurant italien à Admiralty.
  • J’ai eu une amie autrefois à Avignon.
  • Il a écrit un récit étrange.
  • J’ai été un peu étonné.
  • Je serai au cinéma à huit heures.
  • François a été étudiant avant.
  • J’ai vu un oiseau en haut.
  • Tu as osé éteindre ?
  • Je suis au huitième.
  • J’ai aimé et apprécié.
  • J’ai étudié et appris à étudier.
  • J’ai eu “A” en anglais hier.

2. L’enchaînement consonantique : son consonantique + son vocalique

On prononce la consonne finale (e.g., consonne toujours prononcée) d’un mot avec la voyelle initiale du mot suivant.

  • Il habite à Paris.
  • Cette île est petite.
  • Quel âge as-tu ?
  • Hélène entre avec une amie.
  • Quelle est votre activité préférée ?
  • Les livres appartiennent à Jean-Marc.
  • Le chapitre à lire est difficile et long.
  • La mer a des vagues et les vagues ont de l’écume.
  • Les verbes et les adverbes ont des choses en commun.
  • La table en plastique est blanche.
  • Cette rose est rouge et cette tulipe est noire.
  • Il est libre et riche à Paris.
  • J’ai offert une montre élégante à une amie.
  • Moi j’offre un vase à fleurs à cette amie.

Les Liaisons

Définition

C’est l’enchaînement qui se fait dans le langage parlé, et seulement dans certains cas, entre la dernière consonne d’un mot et la première voyelle du mot suivant.

Types de liaisons :

  • S et X (prononciation en ZZZZzzzz comme les mouches) : Ils ont deux enfants ? Non, ils ont trois enfants.
  • T et D (prononciation T) : Où sont-ils ? Quand il a faim, il est impossible.
  • F (prononciation VVVVvvvv) : Il a neuf ans.
  • N (prononciation N) : Un ancien élève.
  • R (prononciation R) : C’est mon premier amour.
  • G (prononciation Gu) : J’ai passé un long hiver au Canada.

La liaison se fait avec :

  • Le pronom personnel sujet : Nous avons une belle maison.
  • Les déterminants (Article défini – Article indéfini – Adjectif possessif) : Les amis. – Un ami. – Mes amis.
  • Les auxiliaires être et avoir : Il est ici ? – Ils ont un chien. – Nous avons un rendez-vous.
  • L’adjectif : Il y a de nombreux avantages.
  • Les adverbes : Le plus important c’est qu’il a moins envie de fumer.
  • L’inversion Verbe-Pronom personnel sujet : Que font-ils  ? (voir Le “T” Euphonique).
  • Les chiffres et les nombres : Mon frère a deux ans.

La liaison ne se fait jamais avec :

  • avec “et” : Il dit au revoir et / il s’en va.
  • Les verbes : Il veut / aller la voir.
  • Un “h” aspiré : C’est un / héro !
  • Avec un substantif : La maison / orange.

Ne pas confondre liaison et contraction

  • Les contractions sont des suppressions de lettres où d’éléments de la phrase : Il n’y a personne : Y a personne.

Exemples

LIAISONS OBLIGATOIRES

avec la consonne / z /

– Allez-y !
– C’est plus_important !
– C’est moins_original !
– Ils_adorent leurs_amis.
– Si vous_écoutiez, vous_entendriez.
– Cécile a toujours de bonnes_idées.
– Ses_études durent plusieurs_années.
– Les petits_enfants jouent dans_un jardin.
– Elles_ont passé les vacances chez_un copain.

avec la consonne / n /

– Bon_anniversaire !
– Son_enfant voyage en_Italie en ce moment.
– Mon_ami américain n’a aucun_accent étranger.
– Un_ancien_étudiant de Jacques est devenu professeur.

avec la consonne / t /

– C’est_ici !
– C’est_un grand_orchestre.
– C’est_au second_étage.
– Que fait-on ?
– Où vont-ils ?
– Quand_il arrive, appelle-moi.
– Quand_on veut, on peut !
– Quand_on pourra, on le fera.

avec la consonne / v /

– Il a vingt-neuf_ans.
– Il est neuf_heures et demie.

avec la consonne / R /

– Lisez le premier_acte.
– Je suis né(e) le premier_août.
– Stéphane a un léger_accent.
– Le dernier_autobus part dans trois minutes.

avec la consonne / g /

– On a eu un long_hiver en 2003.

LIAISONS INTERDITES

Nom / pronom (non personnel) + verbe

– Jean # est là.
– Simon # est parti.
– L’avion # atterrit dans deux minutes.
– Ton gâteau est bon, mais le mien # est meilleur.
– Les garçons # arrivent à point.

Nom au singulier + caractérisant

– Tu as un mot # à ajouter ?
– Tu es un enfant # unique ?
– Il y a une maison # en ruines derrière le parc.
– Chez Léon, c’est un restaurant # à conseiller absolument.

Interrogatifs (quand / comment / combien / combien de temps + groupe verbal)

– Quand # est-elle partie ?
– Quand # a-t-il appelé ?
– Jusqu’à quand # allez-vous rester ?
– Comment # est-il, ton copain ?
– Comment # ouvrir cette boîte ?
– Comment # aller à Alcobendas ?
– Combien # en voulez-vous ?
– Combien # avez-vous d’enfants ?
– Combien # espères-tu gagner ?
– Combien de temps # est-il absent ?

  • Mais :

– Quand_est-ce qu’elle est partie ?
– Comment_allez-vous ?

Interrogation avec inversion du sujet « on »

– Qui a-t-on # invité ?
– Doit-on # enlever les chaussures ?
– Quand va-t-on # emballer les meubles ?

Devant le « h » aspiré

– C’est un # héros.
– Pierre va s’installer en # Hongrie.
– Où sont-ils ? En # haut ou en bas ?
– On l’a retrouvé par le plus grand des # hasards.

La conjonction « et »

– Il entre et # il sort.
– Je voudrais un café et # un sandwich.
– Il y a quelque chose entre lui et # elle.

Le pronom “En”

Généralités

Il ne faut pas le confondre avec la préposition “en” : Il vit en Espagne.
Il remplace généralement les compléments introduits par “de”.

  • Complément d’Objet Direct pour désigner des quantités indéterminées ou déterminées.
  • Complément d’Objet Indirect
  • Complément Circonstanciel de Lieu

Il est normalement réservé aux objets inanimés (il ne devrait pas être utilisé pour les personnes, on lui préférera le pronom tonique).
Le complément introduit par “de” est souvent implicite. Quand vous dites “Je n’en sais rien” le pronom “en” se réfère à “Le sujet dont on parle”.

De
De la
De l'
Du (contraction de "de le")
Des (contraction de "de les")

Complément d’Objet Direct : quantité indéterminée (partitif) / quantité déterminée

Quantité indéterminée

Il s’agit généralement du partitif.

  • Vous buvez du café ? – Oui, j’en bois.
  • Vous buvez de l’eau ? – Oui, j’en bois aussi.
  • Vous mangez de la viande ? – Oui, j’en mange.

Quantité déterminée

Dans ce cas il faudra obligatoirement ajouter la quantité en fin de phrase (sauf en cas de négation).

  • Vous avez deux enfants ? – Non, j’en ai trois.
  • Tu as beaucoup d’ élèves. – Oui, j’en ai beaucoup.
  • Il gagne pas mal d’argent, non ? – Oui, il en gagne plus que moi.
  • Il y a assez de pain sur la table ? – Oui, il y en a assez.
  • Tu veux un café ? – Oui, j’en veux bien un, merci.

Complément d’Objet Indirect

  • Vous parlez de votre travail ? – Oui, j’en parle.
  • Il se doutait qu’il ne viendrait pas, il s’en doutait. (On se doute de quelque chose).
  • Il dit du mal de son voisin, il en dit du mal tous les jours.
  • Vous savez s’il viendra ? – Non, je n’en sais rien. (Il s’agit d’une expression extrêmement utilisée) .

Complément circonstanciel de lieu

  • Je sors de chez le médecin, j’en sors à l’instant.
  • Elle revient de Lyon, elle en est revenue en train.
  • Elle est arrivée de Milan, elle en est arrivée il y a un instant.
  • Il est descendu de l’arbre, il en est descendu très vite.

Pour les personnes on utilise le Pronom tonique

  • Il parle souvent de son père ? Oui, il parle souvent de lui.
Il parle       de moi
Il se rappelle de toi
Il se souvient de lui / d'elle
Il se moque    de nous
Il "se fout"   de vous
Il s'occupe    d'eux / d'elles

Bien que ce soit incorrect, dans le langage parlé, courant, on entendra parfois le pronom “en” utilisé pour désigner des personnes à la place du pronom tonique.

Le pronom “en” et la négation

Les deux éléments de la négation se placent, l’un avant et l’autre après le bloc “pronom – verbe/auxiliaire”.

  • Il achète du Pain ? Non il n‘en achète pas.
  • Elle a parlé de son projet ? Non, elle n‘en a pas parlé. (passé composé)
  • Il y en a encore ? Non, il n‘y en a plus.
  • Elle en est revenue ? Non, elle n‘en est pas revenue.
  • Tu veux une cigarette ? – Non, je n‘en veux pas, merci.

Quelques expressions

  • J’en ai assez, j’en ai marre, j’en ai ras-le-bol, j’en ai plein le dos !.
  • Je lui ai menti et elle m’en veut.
  • Ne t’en fais pas, je suis sûr qu’il ne t’en veut pas.
  • Bon, c’est l’heure, je m’en vais. (Préposition).

Le verbe “s’en aller” est un cas particulier, c’est le seul verbe qui fait sa forme pronominale avec la préposition “en” séparée.
D’autres verbes comme “s’endormir”, “s’ennuyer” font leur forme pronominale avec le “en” uni au verbe.

Note du 20 avril 2009

  • La maison aussi devient nomade : Cela devait arriver : la société de consommation a rattrapé le nomadisme. Certes, l’homme sédentarisé au néolithique n’a jamais oublié le goût de son paléolithique itinérant, qu’il soit resté pasteur des steppes de l’Asie centrale ou Bédouin dans les déserts du Proche-Orient. Des croisades aux grandes découvertes maritimes, en passant par les guerres et les catastrophes naturelles, chaque époque a eu ses exodes. Le Monde
  • L’ivraie de famille : Dire qu’il y a des humains assez loufoques pour tenter de nous faire croire qu’en période de crise, on assiste au «repli sur les vraies valeurs», comprendre la famille, refuge essentiel et inaltérable de quand t’as une grosse merde. Ah, la famille idéale de dans les pubs : «Tenez les enfants, achetez ce que vous voulez ? Mais voyons Michel, j’ai toujours K. chocolat à la maison !!!», l’inénarrable petit déjeuner chez l’ami Ricoré, les séries avec Bernard Le Coq et Annie Duperey dans le rôle du papa et de la maman formidables. Dis donc, tu as déjà vu ça dans la vraie vie, toi ? Ça ne serait pas plutôt du genre : «Le père qui s’est tiré, la mère qui se tape un pastis à 8 heures du mat, la sœur qui branche ton fiancé, le grand-père qui vous a déshérité et la grand-mère qui vous a raccroché au nez», comme le dit lucidement Marlène Schiappa, l’une des trois auteurs du site qui rétablit la vérité sur Kinder et Ricoré, le bien nommé Jaime-ma-famille.com.Libération
  • La crise change l’offre des commerces et les envies des consommateurs : Un matin, Françoise est descendue de sa tour dressée sur le toit de la gare Montparnasse, à Paris, et elle a eu le sentiment que son quartier avait changé. Sous la tour, sa boutique de vêtements préférée, Zara, a disparu sans tambour ni trompette, au profit de Lefties. “C’est portable et pas cher du tout”, s’est-elle émerveillée. Le Monde
  • Vacances savoureuses dans une chambre d’hôte à la ferme : La mode est aux vacances “nature”, et les chambres d’hôte – version française des so british “bed & breakfast” – à la ferme connaissent un succès croissant, tant auprès des Français que des étrangers. Le Salon de l’agriculture, “la plus grande ferme de France”, n’a-t-il pas accueilli cette année plus de 670 000 visiteurs, soit 10 % de plus que l’année passée ? Pour ceux qui veulent une véritable immersion en milieu rural, la formule offre des plaisirs intemporels à la carte : traire les vaches, assister à la naissance d’un veau, ramasser les oeufs dans le poulailler, prélever le miel des abeilles, randonner à cheval ou avec des ânes… Le Monde
  • L’harmonie dans le couple passe aussi par le look : “T’as le look, Coco !”, dit une chanson de 1984. Vingt-cinq ans plus tard, ce qui prêtait à rire est devenu une affaire diablement sérieuse. Ainsi, pas de look, ou pire, pas le bon look et c’est le désert autour de soi, à en croire un sondage d’OpinionWay réalisé (auprès de 1 007 personnes) pour Match. com, leader mondial de la rencontre en ligne. Le Monde

Les prépositions et les verbes

Les prépositions et les verbes

  • Après une préposition les verbes se mettent à l’infinitif.
  • Les prépositions “à” et “de” sont généralement arbitraires.
  • Un même verbe peut changer de sens en fonction de la préposition qui l’accompagne (Jouer à / Jouer de / Jouer sur)

Je suis obligé de partir parce que je cherche à arriver à Madrid à 11:00.

Quelques verbes généralement suivis de la préposition “à ” devant l’infinitif

s’accoutumer à conduire à forcer à pousser à aider à
consentir à s’habituer à se préparer à amener à consister à
hésiter à renoncer à s’amuser à continuer à inciter à
se résoudre à s’appliquer à décider à s’intéresser à rester à
apprendre à se décider à inviter à réussir à arriver à
employer à jouer à servir à s’attendre à encourager à
se mettre à songer à autoriser à s’engager à obliger à
surprendre à avoir à enseigner à parvenir à tarder à
chercher à s’essayer à penser à tenir à commencer à
être décidé à persister à travailler à condamner à s’exercer à
se plaire à parvenir à
  • Elle commence à travailler demain.
  • Il se met à faire ses devoir maintenant.
  • Elle apprend à utiliser la nouvelle machine.
  • Ils ont du mal à s’adapter.
  • Vous cherchez à gagner du temps.
  • Nous hésitons à acheter cet appartement.
  • Ils ont réussi à éviter les embouteillages.
  • Je n’arrive pas à faire cet exercice.
  • Elle l’aide à faire ses exercices.
  • Ils nous ont invité à déjeuner.
  • Elle continue à travailler ?

Quelques verbes généralement suivis de la préposition “de” devant l’infinitif

s’abstenir de se dépêcher de se hâter de prier de accepter de
désespérer de interdire de promettre de accuser de dire de
jurer de proposer de achever de douter de se lasser de
punir de s’agir de manquer de se rappeler de
(s’) arrêter de s’efforcer de menacer de refuser de attendre de
empêcher de mériter de regretter de blâmer de s’empresser de
mourir de remercier de cesser de essayer de négliger de
reprocher de choisir de s’étonner de obliger de résoudre de
commander de être obligé de s’occuper de rêver de commencer de
éviter de offrir de rire de conseiller de (s’)excuser de
oublier de risquer de continuer de faire exprès de pardonner de
souffrir de convaincre de faire semblant de permettre de soupçonner de
craindre de se fatiguer de persuader de se souvenir de décider de
(se) féliciter de se plaindre de suggérer de défendre de finir de
prendre soin de tâcher de demander de se garder de se presser de
tenter de
  • J’ai arrêté de fumer.
  • Il a fini de faire ses devoirs.
  • Ils ont refusé de parler.
  • Ils ont accepté de partir.
  • Tu es obligée de venir.
  • Vous avez oublié de payer.
  • Il essaye de dormir.
  • Ils ont décidé de terminer les travaux.
  • Elle rêve de partir en vacances.
  • Tu continues de travailler ?

Quelques verbes généralement suivis de l’infinitif

adorer descendre laisser rentrer affirmer
désirer monter retourner aimer détester
nier revenir aller devoir user
savoir apercevoir écouter paraître sembler
assurer emmener partir sentir avoir beau
entendre penser sortir avouer entrer
pouvoir souhaiter compter envoyer préférer
venir courir espérer prétendre voir
croire faillir se rappeler vouloir daigner
faire reconnaître déclarer falloir regarder

Les verbes exprimant des “désirs” ou des “projets” ne sont généralement pas suivis de prépositions.

  • J’adore voyager
  • Je déteste voyager (j’ai horreur de voyager).
  • J’espère arriver à l’heure
  • Je pense partir tôt.
  • J’aimerais prendre l’avion.

Quelques autres cas

Verbes suivis d’un complément d’objet direct (sans préposition) Verbes suivis d’un complément d’objet indirect introduit par à (+ verbes de communication) Verbes suivis d’un complément d’objet indirect introduit par de
approuver (quelque chose ou quelqu’un) s’adresser à
attendre (quelque chose ou quelqu’un) s’amuser à
chercher (quelque chose ou quelqu’un) s’attendre à dépendre de
écouter (quelque chose ou quelqu’un) jouer à (un jeu) jouer de (un instrument)
espérer (quelque chose ou quelqu’un) s’opposer à manquer de
payer (quelque chose ou quelqu’un) passer du temps à se servir de
pleurer (quelque chose ou quelqu’un) plaire à se souvenir de
regarder (quelque chose ou quelqu’un) renoncer à
réussir (quelque chose) répondre à
ressembler à
servir à
téléphoner à / écrire à* / parler à etc.

Quelques exemples :

  • Lorsqu’il est suivi d’un nom, le verbe écrire est suivi de la préposition “sur” : Il écrit sur l’histoire de son pays.
  • On peut parler à quelqu’un, parler de quelqu’un, parler avec quelqu’un
  • On compte sur quelqu’un : Je compte sur toi !
  • On joue au football (sport) et on joue d’un instrument (musique)
  • On peut rêver de gagner au loto et rêver à un avenir meilleur.

Les prépositions “à” et “de”

Ce sont les deux prépositions les plus utilisées en français (60 % à elles toutes seules).

E. Lasserre,dans son ouvrage “Est-ce À ou De ?”, déclare que la distribution des prépositions “à” et “de” fait partie des choses traditionnelles que l’on ne peut pas expliquer et qui ne s’apprennent que par « l’usage » et invite en conséquence le lecteur à reconnaître que dans l’emploi de ces prépositions en français il y a beaucoup « d’arbitraire ».

On ce contentera donc ici, sans trop entrer dans le détail, de dire à quoi elles sont généralement utilisées.

Elles entrent dans la composition des “articles contractés”

  • Il vit aux États-unis.
  • Il revient du Maroc.

Elles peuvent servir à introduire

Le complément d’un verbe :

  • Je rêve de partir au Canada.
  • Il rêve à des jours meilleurs.
  • Il hésite à lui dire la vérité.
  • Ce livre appartient à Marie.
  • Ma fille joue de la flûte traversière.
  • Mon fils joue au football.

Le complément d’un adjectif :

  • Ils sont fiers de leur travail.
  • Ce bois est difficile à couper.
  • Ce meuble est lourd à soulever.

On emploie “à” ou “de” après certains adjectifs comme : Facile / Utile / Nécessaire / Possible / Agréable / Amusant / Important / Intéressant / Simple / Pratique etc.

  • Cette exercice est compliqué à réussir.
  • C’est compliqué de réussir cet exercice. (Construction impersonnelle).

Le complément d’un adverbe de quantité :

  • Combien d’élèves vont passer l’examen.
  • Peu de gens savent la vérité.

Le complément d’un nom

  • Il ne faut pas confondre la salle à manger et la salle de sport.
  • Pour faire une tarte aux pommes il faut un kilo de pommes.
  • Il a utilisé une machine à écrire pour écrire un livre de 350 pages.

Elles peuvent servir à exprimer :

Le lieu

  • La destination :
Il est rentré à Paris.
  • L’origine
Il vient de Paris.

Le temps

  • Il mange à midi.

le moyen

  • Il vient travailler à pied.

la manière

  • Il parle à voix basse.
  • Il l’a saluée d’ un geste de la main.

la possession

  • C’est le livre de Pierre.

la mesure, la quantité

  • Mon fils a grandi de 3 centimètres.

fixer des limites

  • Les français travaillent de 9 heures à 18 heures.

Remarques :

L’utilisation de “à” ou “de” peut changer le sens de la phrase.

  • Il lui a donné une cuillère à soupe. – Vide.
  • Il lui a donné une cuillère de soupe. – Pleine.
  • Il m’a apporté un verre à vin. – Vide.
  • Il m’a apporté un verre de vin. – Plein.

Les pronoms “Y” et “En” (présentation)

EN est un pronom qui remplace les compléments introduits par les prépositions “DE” – “DU” – “DES” ou une quantité.

– Tu veux du pain ? – Oui, merci, j’en veux bien. (C.O.D.)
– Tu parle de ton travail à tes amis ? – Oui, j’en parle à mes amis.(C.O.I.)

Quand la quantité est exprimée (une / cinq / beaucoup / souvent / trop …) elle doit être reprise.

– Tu as mangé cinq gateaux ? – Oui, J’en ai mangé cinq. (5 remplace et précise la préposition “des”).
– Tu veux un Café ? – Oui, j’en veux bien un, merci.
– Tu as beaucoup d’amis – Oui, j’en ai beaucoup.

Y remplace des compléments introduits par les prépositions “A” – “AU” – “AUX”

– Tu vas à Paris ? – Oui j’y vais demain. (C.C.L)
– Tu vas au marché ? – J’y vais tout à l’heure.
– Tu penses à ton travail ? – Oui j’y pense. (C.O.I)

Quand il s’agit d’une personne on préfère le pronom tonique
– Tu penses à ta mère ? – Oui je pense à elle.

Le pronom “Y”

Remplace le complément d’objet indirect ou le complément circonstanciel de lieu généralement introduit par la préposition ” À “.
Il ne peut en principe remplacer qu’un “inanimé” (il ne peut théoriquement pas remplacer une personne).

À
À la
À l'
Au (contraction de "à le")
Aux (contraction de "à les")

Le complément circonstanciel de lieu

Il est souvent utilisé avec des verbes indiquant une direction, une destination (aller à / se rendre à / partir à…).

  • Il est à Pékin, il y est pour deux semaines.
  • Quand je vais au marché, j’y vais en Autobus.
  • Pierre part aux États-Unis, il y va en avion.
  • Il est parti à la plage, il y est allé en vélo.
  • Quand je me rends à l’hôpital, j’y vais à pied.
  • Pierre habite Ø Marseille, il y habite depuis 6 mois.
  • Il déménage en Chine, il y va pour deux ans.
  • Il est sur la place, il y est depuis 20 minutes.

Le complément d’objet indirect (pour des choses)

  • Pierre à posé une question à Paul, il y réfléchira chez lui.
  • Il pense aux vacances, il y pense toute la journée.
  • Il participe au projet “betax”, il y participe depuis un an.

Pour les personnes on utilise le Pronom Complément d’Objet Indirect ou le Pronom tonique

Pronom Complément d’objet Indirect

  • Il téléphone à Pierre ? Oui, il lui téléphone.
Il me   téléphone
Il te   parle
Il lui  dit
Il nous raconte
Il vous décrit
Il leur annonce

Pronom tonique

  • Il pense souvent à son père ? Oui, il pense souvent à lui.
Il pense à moi
Il pense à toi
Il pense à lui / à elle
Il pense à nous
Il pense à vous
Il pense à eux / à elles

Le pronom “y” et la négation

Les deux éléments de la négation se placent, l’un avant et l’autre après le bloc “pronom – verbe/auxiliaire”.

  • Il va à Paris ? Non il n‘y va pas.
  • Elle a réfléchi à mon problème ? Non, elle n‘y a pas réfléchi. (passé composé)
  • Il y a encore du beurre ? Non, il n‘y en a plus.
  • Elle y est allée ? Non, elle n‘y est pas allée.

Quelques expressions

  • Il y a de l’eau sur la table ? Non il n’y en a pas.
  • Paul est capable de démonter et remonter un ordinateur les yeux fermés. En informatique, il s’y connaît !
  • Ce n’est pas de sa faute, il n’y est pour rien.
  • Ça y est ! C’est fini.

Cas particulier

  • Pierre ira à Genève ? Oui il ira. (le y est omis)