Nouvel hébergement et remise en place de mon nuage personnel.

Après quelques années de disparition dues à des problèmes d’hébergement je remets en route quelques vieux blogs et mon cher Wiki que je dois hélas reprendre à zéro.

  • FLE et Web 2.0 (le WordPress que vous êtes en train de lire) qui est destiné à recueillir des réflexions sur l’enseignement du FLE et les nouvelles technologies.
  • Carte de visite, un WordPress composé uniquement de pages statiques qui me sert de carte de visite numérique.
  • Ressources pour le FLE, un WordPress destiné à poster des ressources trouvées ci et là sur la toile.
  • Le Wiki du FLE, un Mediawiki qui me sert à structurer et publier du contenu (j’ai toujours adoré Mediawiki).
  • Autour du FLE, un Moodle que j’utilise pour les cours donnés en Blended learning (téléphone/vidéoconf + LMS).

Moodle

Est-ce bien raisonnable ? Je ne sais pas trop si j’aurai la patience, le temps et le courage d’alimenter toutes ces plateformes mais l’envie est là.

La solution à mon hébergement a été la migration de mes donnés de Inmotion aux États-Unis, avec lesquels j’ai eu tous les problèmes du monde, à CubeNode en Espagne dont je suis très content (ils sont sympas et répondent rapidement).

Ce nuage personnel vient donc compléter un environnement social déjà très riche.

Quel est l’environnement idéal ? Je ne sais pas, mais je serais curieux de connaître votre opinion.

Moodle 2.7 – Clean thème – Installation de Google Analytics

Après une quelques jours de recherches et sans avoir trouvé vraiment de réponses à mes questions j’ai opté pour une solution, modifier 3 fichiers de mon thème (Clean).

Les trois fichiers en question se situent dans : moodle/theme/clean/layout :

  • columns1.php
  • columns2.php
  • columns3.php
Localisation du fichier  columns3.php

Localisation du fichier columns3.php

J’ai ajouté à la fin de chacun d’entre eux le code de Tracking fourni par Google Analytics :

<script>
 (function(i,s,o,g,r,a,m){i[‘GoogleAnalyticsObject’]=r;i[r]=i[r]||function(){
 (i[r].q=i[r].q||[]).push(arguments)},i[r].l=1*new Date();a=s.createElement(o),
 m=s.getElementsByTagName(o)[0];a.async=1;a.src=g;m.parentNode.insertBefore(a,m)
 })(window,document,’script’,’//www.google-analytics.com/analytics.js’,’ga’);
 ga(‘create’, ‘UA-XXXXXXXX-1′, ‘auto’);
 ga(‘send’, ‘pageview’);
</script>

Extrait du fichier columns3.phpExtrait du fichier columns3.php

Il semble que cela fonctionne mais aurais-je des répétitions ? Avez-vous une solution plus élégante à me proposer ?

Fréquence des mots

Je m’applique, comme tout professeur, à satisfaire la curiosité de mes élèves, d’autant plus que celle-ci m’amène à en apprendre tous les jours un peu plus sur ma langue maternelle.
Mes élèves, des adultes curieux et actifs dans leur apprentissage me posent beaucoup de questions. Effrayés par le volume de vocabulaire auquel ils sont confrontés, l’une d’entre elle revient souvent : “Quels sont les mots et les verbes les plus importants“.
En effet, désireux d’optimiser leur apprentissage du Français comme Langue Étrangère (FLE), ils considèrent important de connaître la fréquence d’utilisation des mots (Substantifs – Verbes – Adjectifs – Adverbes – Prépositions) du français afin de pouvoir concentrer leurs efforts d’apprentissage sur les mots qui leur seront le plus utiles.

Le français est loin d’être homogène.

Les étudiants se rendront vite compte, dès le début de leur l’apprentissage, de la diversité de la langue.
En effet, la première surprise de l’apprenant en FLE sera de constater l’amplitude des différences entre le français oral et le français écrit. Elle est telle que l’on pourrait presque les considérer comme des langues sinon différentes tout du moins proches. (Utilisations de temps différents, d’un vocabulaire différent, des contractions, certaines suppressions etc.)
À cette première difficulté s’ajoutera la découverte des différents registres du langage. Un étudiant breton perdu dans une banlieue parisienne pourra avoir des difficultés pour comprendre le jargon d’un étudiant local.
On pourra ajouter un troisième degré de difficulté constitué par l’évolution extrêmement rapide du français oral. Si le vocabulaire ou les expressions utilisées par notre mère nous amuse parfois, ne parlons pas de celles utilisées par nos grands-parents. Le jargon professionnel est lui aussi très influencé par des phénomènes de modes.
On pourrait ajouter à celles-ci les différences liées aux différentes couches sociales, aux origines régionales etc.
Dans ce contexte notre mission se limitera à fournir à l’apprenant un bagage minimum, les outils, le matériel indispensable constituant le plus petit dénominateur commun lui permettant de complèter tout seul par la suite son apprentissage.

Combien de mots :

Je reproduis intégralement ci-dessous un post nous donnant quelques précieuses indications  :

“Cette synthèse propose une compilation des différentes contributions et réponses reçues suite à la demande initiale postée sur la liste Profs-L, liste des professeurs de lettres de lycée.

Combien de mots y a-t-il environ dans la langue française ? (dans un Robert , par exemple)

60  000 entrées dans le Petit Robert ; Le grand Robert contient 75 000 entrées. Il semblerait toutefois que le relevé le plus exhaustif tourne autour de 600/700 000 ; on me propose aussi le chiffre de 1 million de mots techniques. Enfin, difficile à croire (mais tous les débats sont possibles) : les 500 mots les plus fréquents représenteraient 90% (pourcentages non garantis !) de n’importe quel texte, mais il en faudrait quelques milliers pour représenter 95% de n’importe quel texte

En moyenne, combien un individu “moyen” utilise de mots dans sa vie de tous les jours (je reconnais que c’est une notion absolument pas scientifique!) ?

Estimation fort difficile, chacun en conviendra ; d’où des divergences : 300 ? 2000 ? de 3 000 à 5 000 (cela me paraît beaucoup)? La réponse est bien entendu, en rapport avec la généralité de la question, qui refusait (à tort, sans doute) de différencier selon la catégorie sociale, le niveau culturel, etc.

[N.B. : Les professeurs de langue étrangère disent qu’avec trois cents mots on peut se débrouiller dans la vie de tous les jours (sur un plan strictement pratique, bien entendu).]

Sur les chiffres, donc, difficile de trouver un accord et une “base scientifique”, mais je vous en livre quelques-uns :

* La plupart des Français utilisent moins de 5 000 mots
* Selon des linguistes et lexicologues (chiffres donnés par Jean Pruvost), les comptages donneraient :

· 3 000 mots de base correspondants au Dictionnaire fondamental du français ( dont 1 500 fréquents et  1 500 disponibles) ;
·
30 000 – 50 000 mots pour le vocabulaire de culture générale

Nos élèves :

Un collégien de 6ème disposerait de 6 000 mots (y compris listes fermées et mots outils) tandis que le vocabulaire du public cultivé irait jusqu’à 50 000 mots. (En suivant cette échelle, on va des mots très polysémiques (les 1500 / 3000), comme coeur, feu, passion… aux plus monosémiques (les 50 000 ) ).

D’après l’ interprétation de l’échelle Dubois-Buyse proposée par Françoise Delcour, le vocabulaire fondamental du français écrit est, en fin de 3è, de 3 725 mots.

Entre 800 et 1 600 mots de vocabulaire actif pour un élève de lycée. Davantage évidemment pour le vocabulaire passif (2 500 à 5 000 ?).

En espérant que certains pourront faire le profit de ces réponses ; il me semble que certaines distinctions, par ex. sont particulièrement intéressantes et méritent notre intérêt : vocabulaire quotidien et pratique, vocabulaire actif, vocabulaire “de base” ou fondamental, vocabulaire “passif” ou dit “de culture générale”. D’où une ultime et désespérée tentative de bilan :

Vocabulaire quotidien et pratique : De 300 à 3 000 environ, selon l’individu.

Vocabulaire “de base” ou fondamental ( = vocabulaire actif ?) : pour un élève de collège ou de lycée, entre 800 et 1 600 mots ; 3 000 mots pour l’individu moyen (?)

Vocabulaire “passif” ou dit “de culture générale” :  pour un élève de lycée, entre 2 500 et 6 000 mots.  Public cultivé : 50.000 mots.

Enfin, sachez que Maupassant possédait un vocabulaire (évalué par un collègue) compris dans fourchette allant de 12 000 à 15 000 mots (corpus = toute son oeuvre).

Nous Retiendrons que 300 mots sont suffisants pour se débrouiller dans la vie de tous les jours.

Combien de verbes ?

Comme toujours les chiffres divergent, on s’accorde généralement à considérer que les verbes utilisés fréquemment son environ 2 000 :

  • Le Petit Robert comprend près de 6 500 verbes
  • Le Bescherelle parle de 12 000 verbes (8 000 sans la forme pronominale ?)
  • Les verbes du premier groupe (réguliers) selon le Wiktionnaire seraient environ 9 500.
  • Les verbes du 2ème groupe (réguliers)  seraient environ 300.
  • Les verbes du 3ème groupe (irréguliers) selon le Bescherelle seraient 350.
  • Les verbes du 3ème groupe (irréguliers) selon le Wiktionnaire seraient environ 500  (570)

Quelle est la liste du matériel à utiliser pour constituer ce bagage minimum, quels mots ?

Je vous propose ci-dessous quelques listes que vous pourrez utiliser :

1. Fréquence des prépositions

Vous trouverez ici la fréquence des prépositions en français courant et litérraire.

2. Liste  de verbes tirée des “Mots les plus fréquents de la langue écrite française (XIXe et XXe siècles)”

“A partir de “Mots les plus fréquents de la langue écrite française (XIXe et XXe siècles)”
être, avoir, faire, dire, pouvoir, aller, voir, vouloir, venir, devoir, prendre, trouver, donner, falloir, parler, mettre, savoir, passer, regarder, aimer, croire, demander, rester, répondre, entendre, penser, arriver, connaître, devenir, sentir, sembler, tenir, comprendre, rendre, attendre, sortir, vivre, reprendre, entrer, porter, chercher, revenir, appeler, mourir, partir, jeter, suivre, écrire, montrer, tomber, ouvrir, arrêter, perdre, commencer, paraître, marcher, lever, permettre, asseoir, écouter, monter, apercevoir, recevoir, servir, finir, rire, crier, jouer, tourner, garder, quitter, manger, courir, continuer, “
etc.

3. Une liste rassemblant près de 1500 mots, les plus fréquents de la langue française

Constituée par le lexicologue Étienne Brunet. Elle rend compte de la langue que lisent les élèves francophones. Ces mots, extraits de textes littéraires ou non, ont été ramenés à leur base lexicale.


Fréquence d’utilisation des mots de la langue française écrite

Mots Nature Fréquence
à (prép.) 293083
abandonner (verbe) 1809
abattre (verbe) 754
abri (subst.) 642
absence (subst.) 1081
absolu (adj.) 664
absolument (adv.) 946
accent (subst.) 740
accepter (verbe) 2585
accompagner (verb) 1769
accomplir (verbe) 1105
accord (subst.) 1746
accorder (verbe) 1264
accrocher (verbe) 847
accuser (verbe) 926
acheter (verbe) 2134

etc.


Fréquence d’utilisation des mots de la langue française écrite

Fréquence Mot Nature
1050561 le (dét.)
862100 de (prép.)
419564 un (dét.)
351960 être (verbe)
362093 et (conj.)
293083 à (prép.)
270395 il (pron.)
248488 avoir (verbe)
186755 ne (adv.)
184186 je (pron.)
181161 son (dét.)
176161 que (conj.)
168684 se (pron.)
148392 qui (pron.)
141389 ce (dét.)
139185 dans (prép.)
143565 en (prép.)
127384 du (dét.)

etc.

Fréquence d’utilisation des mots de la langue française écrite

Nature Fréquence Mot
adj. 47221 tout
adj. 25388 grand
adj. 19008 petit
adj. 16081 même
adj. 14688 autre
adj. 13104 seul
adj. 12593 jeune
adj. 11731 premier
adj. 11483 bon
adj. 10343 quel
adj. 9870 beau
adj. 9515 vieux
adj. 7038 noir
adj. 7019 nouveau
adj. 6650 dernier
adj. 6246 blanc
adj. 6059 cher
adj. 5562 long
adj. 5434 pauvre
adj. 5413 plein
adj. 5385 vrai

etc.

4. Listes orthographiques “Dubois-Buyse” :

L’échelle Dubois-Buyse recense les mots de la langue française selon leur fréquence d’utilisation, il s’agit d’une échelle structurée par classe d’âge.

Listes orthographiques et l’échelle Dubois-Buyse

5. Liste des mots les plus fréquents de la langue française écrite

Il s’agit de trois listes téléchargeables au format PDF  :
* la liste des mots classée par ordre alphabétique (26,25 ko)
* la liste des mots classée par nature et par fréquence décroissante (26,80 ko)
* la liste des mots classée par fréquence décroissante (29,55 ko)

6. liste des mots

129 000 entrées –  présents en français ainsi que leurs fréquence selon la table Graphemes de la base Lexique.

7. Fréquences des mots en français parlé

Ce fichier txt à télécharger comporte les fréquences des formes (non lemmatisées) dans un corpus de français parlé d’un million de mots (Corpaix, version mai 2000).
Seules les formes de fréquence supérieure à 10 ont été listées.

Ces listes présentent toutes un intérêt certain mais ne sont pas spécialement destinées au FLE. De toute façon aucune liste unique ne pourra couvrir la diversité d’un enseignement de français. Un adulte en entreprise aura des besoins lexicaux différents qu’un enfant de 12 ans.

Nous devrons donc nous contenter d’utiliser le mieux possible les quelques listes mentionnées ci-dessus pour les adapter à nos besoins.

Connaissez vous d’autres listes intéressantes, si c’est le cas signalez-les moi et je les ajouterai dans ce billet.

Que faire avec ces listes ?

Chaque professeur aura une manière différente d’enseigner les verbes ou le vocabulaire à ses élèves, il pourra préférer les exercices, les flashcards ou des listes à apprendre mais chaque méthode mériterait un billet particulier.

Si comme moi, après la définition des besoins et des objectifs vous commencez votre premier cours en donnant quelques informations chiffrées sur la grammaire française j’espère que ce billet vous sera utile. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques.


En bonus pour les curieux et sans aucun intérêt pour l’apprentissage du français :

De Wave à Sync.in en passant par Piratepad

Le cours à distance, à mes yeux, doit être complété d’un canal de communication écrite.
Le Chat ne permettant que des échanges séquentiels et “figés” de la part des participants ne représente pas une option très intéressante. Je lui préfère les outils d’édition collaboratifs.

Il existe  plusieurs outils que j’utilise pour :

  • Écrire les mots que l’élève ne connaît ou ne comprend pas.
  • Corriger des structures grammaticales.
  • Noter des points de grammaires (terminaisons / conjugaisons etc.)
  • Déposer des textes que les élèves liront et annoteront sous ma supervision.
  • Déposer des exercices que les élèves feront sous mes yeux.
  • Faire des dictées. L’élève écrit ce que je dicte.  Je corrige et explique à la fin.

etc.

Le gros problème que je rencontre – trop fréquemment hélas – est le blocage de ce type d’outil dans les entreprises.
Il est donc souhaitable d’avoir une panoplie d’outils différents pour pouvoir faire face aux blocages successifs qui pourront se produire.

Google Wave est, de loin, l’outil le plus puissant. C’est celui que je préfère et que j’utilise, chaque fois que c’est possible. Les principaux inconvénients, outre le fait qu’il est très fréquemment bloqué, est qu’il faut posséder un compte Gmail et qu’il faudra peut-être en plus installer un plugin, opération toujours problématique en entreprise.

Goolge Docs est aussi très puissant en ce qui concerne l’édition commune de documents. Étant lié à Gmail il sera soumis aux mêmes restrictions que Wave.

TitanPad : Programme dérivé du merveilleux Etherpad aujourd’hui disparu et remplacé par toute une série de programmes identiques ou proches (voir liste ci-dessous). Simples et efficaces, ils permettent l’édition collaborative avec des couleurs différentes par auteur.

Destinés à tous

Destinés à l’éducation

  • http://primarypad.com JohnMcLear from Primary Technology, UK. Service available for educators worldwide. Has T&C and privacy policy.

Wave : Atelier d’écriture avec une “High School” américaine

metro_pic1Vendredi, à 17:50 heures exactement, l’heure prévue pour notre atelier d’écriture, un simple “bonjour!” apparut sur le Wave ouvert à cet effet.

Cela signifiait que Kennedy Stomps, jeune organisatrice de cette rencontre,  huit de ses camarades ainsi que Madame Hembel, leur professeur de français de la “Metro High School”  de Saint-Louis (Missouri) étaient connectés et prêts à commencer cette nouvelle expérience.

J’avais invité à participer à cette réunion Alice Ayel, professeur de langues, passionnée par les nouvelles technologies et toujours enthousiaste au moment de tenter de nouvelles expériences.

La première intervention fut pour me prévenir qu’ils ne disposaient que d’un seul ordinateur pour tous, et donc qu’ils se relaieraient au clavier à tour de rôle pour intervenir.
Sur le moment je trouvais cela dommage, mais, étant donné leur enthousiasme et leur grande rapidité cela aurait sans doute été très difficile de répondre à une dizaine de questions en même temps.

S’ensuivirent, pendant plus d’une heure, une multitude de questions suivies de nos réponses. Je dois confesser mon étonnement face à leur très bonne maîtrise du français, la qualité de leur orthographe (que je souhaiterais à certains français) et la grande politesse dont ils ont fait montre.

Mais j’ai surtout adoré le bain de fraîcheur, de spontanéité, d’enthousiasme, de générosité, de chaleur par lequel ils ont  largement récompensé notre petit investissement en temps.

Wave leur a permis de mettre en pratique la langue qu’ils ont étudié pendant  six ou sept ans, d’écrire, de nous interroger alors que nous pouvions répondre et corriger en temps réel.

Pour moi ce fut une très belle expérience que je suis prêt  à répéter, une récompense en quelque sorte de tous mes efforts pour absorber les nouvelles technologies.

Atelier d’écriture avec Wave : Vieux prof. embauché par adolescente

google_wave_logoAvant-hier, je décidai de créer un nouveau Wave public  dont l’adresse devait être intégrée dans ma carte de visite afin de servir de messagerie. Je souhaitais ouvrir ainsi un nouveau canal de discussion aux visiteurs de mes blogs.

Depuis quelques temps déjà j’utilise Wave pour les cours  donnés par téléphone et je dois reconnaître que l’adaptation de mes élèves, des adultes qui ne sont pas spécialement attirés par les nouvelles technologies,  s’est parfaitement passée et qu’il a tout de suite été bien accepté. Ceci pour moi a été la « certification » de ce nouvel outil.

Je n’avais pas fini de rédiger le titre de ce Wave « Messagerie – Privé ou public, laissez-moi votre message ici : » que  le message suivant apparaissait :

J’ai besoin d’un personne qui parle le francais pour un tache de ma classe francais, s’il vous plait.

Choqué, mécontent même  de cette intrusion brutale dans cet espace vierge, tout juste créé et destiné à un autre usage, je répondis quand même :

Quel travail ?

La réponse fût immédiate :

Ma classe de Francais aimerait parler avec une personne qui parle correctement le francais, pour étudier pour les examens d’IB. J’aimerais parler avec une personne dans Google Wave, mais la classe est de 10:35 am à 12:05 pm CST…

C’est ainsi que s’engagea une discussion avec une parfaite inconnue qui au fil des questions et réponses que nous échangeâmes, m’apprit qu’elle était étudiante et qu’elle avait 16 ans …

Oui, mais les élèves de ma classe parlent très bien, mais nous ne sommes pas bons à l’ecrit ! Nous parlons, mais nous ne pratiquons pas l’écriture…

Peu a peu, grâce à sa grande obstination et à des réponses très directes à mes questions elle réussit, bien malgré moi, à m’embarquer dans cette aventure. Toute seule, elle s’est débrouillée pour embaucher un prof. de FLE pour participer à un atelier d’écriture auquel participeront  aussi sa professeur, Madame H. et huit camarades de son lycée de St Charles, Missouri.

- Aussi, serez-vous disponible vendredi ?

- Oui, je serai chez moi pour participer.

- Merci beaucoup!   Je m’excuse, mais j’ai plus des devoirs et je dois parti

- Au revoir, à vendredi.

Conclusions :

  • Wave est un excellent outil de communication.
  • Wave est un excellent outil d’enseignement.
  • La force de conviction d’un adolescent obstiné est plus forte que le pouvoir de résistance d’un vieux prof.

Que se passera-t-il ? Nous sommes vendredi matin, vous le saurez ce soir (ou demain) dans ce blog …

FLE, WEB 2.0 et collaboration, ou pas …

Collaboration

Participation – Partage – Collaboration

La Web de deuxième génération (Web 2.0) se caractérise par l’apparition de nouveaux outils facilitant le partage et la collaboration. Cette évolution marque le passage de la Web passive (internaute spectateur) à la Web active (internaute acteur).

Ce sont ces possibilités de participation, d’interaction qui représentent à mes yeux le principal attrait de cette nouvelle tendance. La célèbre Wikipedia, Delicious, les documents partagés de Google pour ne citer que quelques exemples sont le fruit de cette révolution. Mais, qu’en serait-il de Wikipédia sans la collaboration citoyenne ?

C’est mon engouement pour ce phénomène qui orienté mes efforts et motivé le développement des différents outils dont je me suis doté. Je pensais, naïvement sans doute, que tout le monde serait rapidement rattrapé par cette vague et que partageant mon enthousiasme, le partage, l’interaction, la collaboration s’imposeraient comme système ou méthode de travail.

  • Plus concrètement j’imaginais qu’entre professeurs nous pourrions alimenter des bases de connaissances et de ressources destinées à l’enseignement.
  • Que, par exemple, les élèves d’un même groupe partageraient leurs notes sur un support commun complété et corrigé par le prof.
  • Que des discussions s’établiraient entre tous les participants au sujet de leur formation.
  • J’imaginais donc qu’une communication intense et multidirectionnelle s’établirait entre tous les acteurs du FLE, et que celle-ci donnerait lieu à une multitude d’échanges profitables à chacun.

Or, je me retrouve aujourd’hui confronté, sinon à un échec tout du moins à une très grande déception. Pourquoi donc la participation est-elle si rare ? Les collaborations quasi inexistantes ? Les partages si limités ?

“C’est un problème culturel”

C’est un fait, la plus grande partie des apports dans les réseaux sociaux est le fruit d’un nombre très restreint de participants ; le nombre de commentaires dans les blogs ne  représente qu’un très faible pourcentage du nombre de lecteurs ; la proportion des contributeurs à Wikipedia est négligeable par rapport au nombre d’utilisateurs.

N’ayant lu aucune étude sérieuse sur ce sujet propre à éclairer ma lanterne, je m’interroge sur la raison de ce phénomène. La timidité ?  La peur de mal faire (complexe) ?  Le manque de temps ? Le désintérêt ? Le manque de compétences ? La “technophobie” ?
La réponse que l’on me fait à cette question, chaque fois que je la pose :  « C’est un problème culturel ».  C’est probable …   Mais c’est une réponse un peu trop facile à mon goût.

“Quel dommage !”

Quoi qu’il en soit, je déplore sincèrement qu’il en soit ainsi et je regrette cette  forme de fermeture d’esprit.

Ce que nous faisons et disons est-il si important, si nouveau, si exceptionnel que nous ne puissions le partager avec les autres ? Le fait de partager, d’apporter nos connaissances nous appauvrirait-il ? Les connaissances apportées pourraient-elles bénéficier à des collègues incompétents ou malintentionnés ? Apporter sa petite pierre à une construction commune serait-il si compromettant ?

Ouverture d’esprit

Quel dommage ! Quelle immense perte de temps ! Les mots me manquent pour exprimer la sensation de gâchis que je ressens face à l’immensité du travail individuel fourni et qui n’aboutira à la fin qu’à un résultat partiel et insatisfaisant (ou peut-être juste satisfaisant pour l’orgueil de celui qui l’a réalisé). Je suis réellement ébloui par le nombre d’initiatives individuelles et brillantes qui surgissent de toutes parts. Que ce soit sous forme de podcasts, de webs, de blogs, de wiki chacun plus ou moins spécialisé dans un domaine particulier de notre langue.

Avoir autant d’outils, de moyens, de technologies et à notre disposition nous permettant de travailler ensemble et ne pas en profiter … Autant de savoirs et de compétences qui ne demandent qu’à se compléter …  Un travaille immense réalisé chacun de notre côté quand nous aurions tout à gagner à partager, ajouter, compléter, corriger, mettre en commun nos connaissances. J’ai la sensation que nous calmons notre faim avec un sandwich pris sur le pouce quand nous pourrions organiser un banquet. Imaginez les avantages en terme de quantité (plus de ressources),  de qualité (correction et relecture) et de diversité.

Comment travailler

Chacun d’entre nous, professeurs, élèves, amants du français, actifs ou retraités,  a quelque chose à apporter.

Pour ma part je peux par exemple :

  • Vous inviter à modifier mon Wiki (Mediawiki),
  • Vous inviter à vous exprimer à travers de mes blogs (WordPress), je vous donnerai les autorisations nécessaires à cet effet.
  • Mettre à votre disposition  des dizaines de présentations et documents (Google docs) qui ne demandent qu’à être enrichis et utilisés.
  • Ouvrons de nouveau canaux de communication ou utilisons ceux existants afin de partager nos idées et expériences (#fle de Twitter / groupe « fle » sur Facebook etc.)
  • Donner accès à un système de E-learning (Moodle).

Chacun d’entre nous, à hauteur de notre temps et de nos compétences, a quelque chose intéressant à exprimer ou à apporter.

Je lance un appel au bon sens et à l’ouverture d’esprit. Commençons à tisser des liens, mêmes tenus, faisons quelques premiers pas, je pense sincèrement, et peut-être encore naïvement, que nous aurions tous quelque chose à y gagner.

Rencontre FLE 2009

Rencontre FLE 2009
FLE : concilier idéal pédagogique et réalités de la classe

Depuis quatre ans maintenant, nous organisons sur deux jours la Rencontre Difusión FLE. Ce rendez-vous annuel qui se tient en novembre à Barcelone réunit quelque 300 participants venus du monde entier pour assister à des conférences, des ateliers et des échanges d’expériences autour de l’actualité du français langue étrangère.

Cette année, pour sa 4e édition qui se déroulera les 20 et 21 novembre prochains, la Rencontre Difusión FLE proposera aux professeurs et didacticiens du FLE de se retrouver autour du thème suivant :

FLE : concilier idéal pédagogique et réalités de la classe.

Alors que plus personne ne remet en cause l’apport du CECR pour définir des niveaux ou fournir des descripteurs de compétences, alors que la perspective actionnelle est désormais au centre de la réflexion pédagogique en FLE, de nombreuses questions se posent encore sur ce qui change et va changer dans le quotidien de la classe.

C’est aux questions que suscite ce rapport entre le plan théorique d’une part et le plan pratique d’autre part que les conférences, ateliers et échanges d’expériences essaieront de répondre au cours de ces deux journées de travail.

Cette 4e Rencontre Difusión FLE sera aussi l’occasion pour les professeurs de se retrouver et surtout d’échanger autour de leurs pratiques de classe, de se donner des conseils ou des pistes de travail pour mieux intégrer les nouvelles approches et les nouvelles technologies dans un soucis permanent de répondre au mieux aux besoins et aux attentes des élèves.

Intervenants

Conférenciers

C1 : Évelyne Rosen et Claus Reinhardt
C2 : Christian Ollivier
C3 : Francis Yaiche


Animateurs

A1 : Gabriella Vernetto
A2 : Michèle Bosquet
A3 : Nathalie Carvin
A4 : Lidwien van Dixhoorn
A5 : Philippe Liria
A6 : Charles Piquion
A7 : Monique Denyer
A8 : Carmen Vera
A9 : Chantal Parpette
A10 : Sylvie Wuattier
A11 : Christian Ollivier
A12 : Catherine Flumian